Prévisible et pourtant consternant. Ce mercredi, le tribunal de Moscou a prononcé la mise en liquidation du «Centre de défense des droits de l’homme Memorial». La dissolution, la veille, de son association mère Memorial International ne laissait que peu de place au doute. D’autant que les accusations portées contre le Centre de défense des droits de l’homme étaient encore plus graves que celles portant sur Memorial International. Au prétexte formel de non-respect répété de la loi sur les agents de l’étranger s’ajoutait une autre accusation, particulièrement kafkaïenne: le centre, selon le tribunal, est coupable «d’apologie de l’extrémisme» pour avoir considéré comme «prisonniers politiques» des personnes condamnées en Russie pour terrorisme.