L’un des mystères qui entourent l’invasion de l’Ukraine tient à l’absurdité apparente de la propagande russe. «Dénazification», lutte contre un gouvernement «pro-nazi»… L’agression, quels que soient ses buts réels, est invariablement mise en scène comme la guerre de libération d’un peuple ukrainien uni aux Russes «par des liens du sang» – selon les mots du président Vladimir Poutine prononcés le 21 février –, un peuple qui aurait «fait face à la montée de l’extrême droite nationaliste […] rapidement développée en une russophobie agressive et en néonazisme».