Onze ministres, dont dix appartenant au parti chiite pro-iranien Hezbollah et à ses alliés, ont démissionné mercredi entraînant la chute de fait de l’équipe dirigée par M. Hariri.

A l’origine de cette crise politique, se trouve une controverse à propos de l’enquête menée par le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) pour déterminer l’identité des auteurs de l’attentat à la bombe qui coûta la vie à l’ancien Premier ministre Rafic Hariri en 2005.

«J’appelle tous les acteurs politiques à travailler de manière constructive à une solution négociée à la situation» créée par la chute du gouvernement de Saad Hariri, a déclaré Mme Ashton dans un communiqué.

Se disant «préoccupée» par la situation au Liban, la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères estime que «le dialogue et la stabilité sont essentiels» dans ces circonstances, «dans l’intérêt du peuple libanais».

Mme Ashton a «réitéré» le «soutien» des Européens «au gouvernement d’unité nationale» que dirigeait jusqu’à mercredi le fils du Premier ministre assassiné.

Le Hezbollah, qui s’attend à être mis en cause dans le meurtre de Rafic Hariri, avait fait pression sans succès sur le Premier ministre Saad Hariri, fils de Rafic, pour qu’il désavoue le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) enquêtant sur cet assassinat.