Il a enfin parlé et demandé pardon aux parents et proches des victimes d'une formule inattendue: «je vous demande de me détester avec modération». Changement de registre stupéfiant pour Salah Abdeslam ces trois derniers jours, sans toutefois renier ses convictions islamistes radicales, affichées dès le début du procès des attentats du 13 novembre 2015 (130 morts, 350 blessés), entamé au Palais de justice de Paris en septembre dernier et qui se tient jusqu’à la fin mai. Le principal accusé du procès n’a pas non plus tout dévoilé sur le labyrinthe logistique qui conduisit dans la capitale française, entre le 10 et le 13 novembre 2015, les commandos de terroristes recrutés en Belgique, en Irak et en Syrie.