C’est désormais une arme automatique. Et les Occidentaux l’utilisent aujourd’hui avec rapidité et précision. Dévoilée mardi en fin d’après-midi par le haut représentant de l’UE pour la Sécurité Josep Borrell, la liste des sanctions économiques et financières «ciblées» immédiatement mise en œuvre contre la Russie a surtout évité l’écueil de la division. La Hongrie de Viktor Orban, pourtant tournée vers la Russie de Poutine, s’est rangée derrière la logique communautaire. C’est donc à l’unanimité des 27 pays membres de l’Union – dont les ministres des Affaires étrangères étaient réunis à Paris pour une conférence consacrée à la région Asie-Pacifique et au défi… chinois – que ces mesures ont été adoptées.