Santa Cruz, la clé du scrutin

Santa Cruz, la capitale économique de la Bolivie (centre-est), a toujours été un bastion de la résistance au nouveau pouvoir indien. La ville «blanche», dont la prospérité a été bâtie par de grands propriétaires terriens, s’était même rebellée contre lui en 2008-2009 en combattant la nouvelle Constitution, et en réclamant son autonomie. Cinq ans plus tard, elle semble avoir fait passer ses intérêts économiques devant ses convictions poli­tiques. Ses entrepreneurs financent le Mouvement vers le socialisme (MAS), et une foule inédite a assisté au meeting local d’Evo Morales, qui a déclaré la fin «de la confrontation». Un retournement de la province la plus riche et la plus peuplée du pays andin que le président bolivien espère concrétiser dans les urnes.