C’est une réalité sur laquelle les ministres de l’Intérieur des 27 pays membres de l’Union européenne butent depuis des années: l’impossible renvoi des clandestins déboutés de l’asile dans leur pays d’origine. Or sans politique coordonnée de retour, pas de réforme possible du système de Dublin et de l’espace Schengen de libre circulation: «La négociation sur la proposition de pacte sur la migration et l’asile faite par la Commission n’avancera pas tant que ce sujet n’aura pas été traité», a confirmé Margaritis Schinas, le commissaire européen chargé de ce dossier lors d’un entretien avec des correspondants européens. Il faut s’entendre sur une «zone d’atterrissage» où tous les pays membres, et les pays associés comme la Suisse, pourront se retrouver. «Or la question des retours est, de loin, l’une des plus délicates.»