Quatre lettres. Depuis sa création en 1945, la FNSP ou Fondation nationale des sciences politiques accompagne l’exercice du pouvoir en France. C’est en son sein que se recrutent les politologues qui décryptent chaque scrutin. Et c’est à Sciences Po, à l’Institut d’études politiques (IEP) qui en dépend, situé au 27 rue Saint-Guillaume (dans le quartier des ministères), que sont formés une bonne partie des futurs hauts fonctionnaires, diplomates et… journalistes de l’Hexagone.

Plus révélateur encore de l’emprise de cette institution sur une partie de l’élite tricolore? Le «moule» Sciences Po – antichambre de l’Ecole nationale d’administration – est dénoncé pour son mélange d’uniformité de pensée, d’aisance intellectuelle et d’arrogance parisienne: «Vous avez ici le condensé de ce qui ne va plus en France, s’énervait devant nous, en novembre 2020, Jean-Luc Mélenchon, le leader de la gauche radicale. Ce qu’on ne nous pardonne pas, à nous les élus de terrain, en prise avec les «gens», c’est de nous insurger contre les critères économiques enseignés à Sciences Po.»