«Je suis arrivée de Bruxelles, d’où je suis originaire, en septembre dernier. J’ai donc encore voté en juin 2010, lors des dernières législatives… Je ne le regrette pas, je voulais surtout exercer un droit démocratique, pour contenir l’extrême droite. Car au-delà des critiques souvent entendues ces temps – politiciens pas efficaces, pays ingouvernable… –, c’est la montée de l’extrémisme qui me choque le plus. Lors de contacts, même dans le milieu de la recherche, avec des gens plutôt ouverts, j’ai l’impression que certains sont manipulés, ils reprennent tel quel le credo du parti de Bart De Wever, «Ça suffit!». Cela donne le sentiment d’un matraquage de la population à coups de slogans, en utilisant les prétextes des dépenses de la sécurité sociale, par exemple.

A Bruxelles, qui est francophone à 80% au moins, bilinguisme oblige, vous trouvez autant d’écoles flamandes que francophones. Dans ces dernières, les classes sont donc surchargées, elles comptent bien plus d’élèves que les néerlandophones. Ainsi, les Flamands jouissent de certains avantages, et malgré cela, ce sont eux qui se plaignent!

Je ne crois pas que la scission soit inéluctable. Cela constituerait surtout une immense perte financière. Les deux parties peuvent-elles vraiment se le permettre? J’en doute… On peut aussi penser que les Flamands ne font que se livrer à un bras de fer, afin d’obtenir le plus d’avantages possible.»