L’essentiel

Les résultats définitifs seront connus lundi matin. Les sociaux-démocrates (SPD) détiennent pour l'instant une légère avance, entre 24,9 et 25,8% des voix contre 24,2 à 24,7% pour les conservateurs de l’union CDU-CSU.

Le social-démocrate Olaf Scholz revendique de succéder à Angela Merkel à la chancellerie. Mais le conservateur Armin Laschet se dit également prêt à diriger le prochain gouvernement.

Le match sera remporté par celui qui parviendra à bâtir une coalition majoritaire entre trois partis, à l'issue de tractations qui commenceront dès lundi.

Les Verts pourraient doubler leur score de 2017 avec environ 15% des voix.

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■ Revers sans précédent pour le parti d’Angela Merkel

Le score inférieur à 30% est une «catastrophe», selon le quotidien populaire Bild. Le revers infligé aux chrétiens-démocrates (CDU) va entraîner des remous en interne et promet une succession compliquée d’Angela Merkel.

Ce résultat jette une ombre sur la fin de règne d'Angela Merkel, dont la popularité reste au zénith au terme de quatre mandats mais qui n’a pas réussi à préparer sa succession. 

Le candidat de la CDU, Armin Laschet, est le grand perdant de la soirée à ce stade. Comme un acte manqué, en votant il a enfreint la règle du secret du bulletin, en laissant apparaître son choix devant les caméras. 


■ Possible sortie de la gauche radicale

Die Linke, rassemble selon ces sondages, environ 5% des voix. Elle n’est donc pas assurée de passer la barre des 5% et d’ainsi sauver son groupe au Bundestag. Le résultat est jugé «catastrophique» par le parti.


■ Les sociaux-démocrates en tête des élections législatives

Le SPD et leur chef de file Olaf Scholz devancent très légèrement, avec entre 24,9% et 25,8%, l’union conservatrice CDU-CSU menée par Armin Laschet, deuxième avec entre 24,2 et 24,7%, selon des estimations diffusées par les chaînes de télévision.

Olaf Scholz a parlé d’un «grand succès» et s’est présenté comme le «prochain chancelier».


■ Probable troisième place pour les Verts

les «Grünen» devraient se contenter de la troisième place, avec environ 15 à 17% des voix, selon les sondages. Ce score serait historique pour ce parti qui rêve de participer au prochain gouvernement, comme ils l’ont déjà fait de 1998 à 2005.

Mais il leur laisserait un goût amer car ils étaient en avril encore en tête des sondages, dans une Allemagne inquiète du changement climatique, un sujet qui mobilise particulièrement les jeunes.


■ Les conservateurs revendiquent leur légitimité

Les conservateurs d’Angela Merkel veulent former le prochain gouvernement malgré leur recul aux élections législatives de dimanche, a affirmé leur chef de file, Armin Laschet alors que les sociaux-démocrates ont eux aussi revendiqué de mener les négociations.

«Nous ferons tout notre possible pour former un gouvernement sous la direction de l’Union» chrétienne-démocrate (CDU) et chrétienne-sociale (CSU, son allié bavarois), a-t-il affirmé, soulignant toutefois que le camp conservateur ne pouvait «pas être satisfait» du recul enregistré lors du scrutin, avec un score estimé entre 24,2% et 24,7%, contre 24,9% et 25,8% pour le SPD.


■ L’extrême droite reste dans le paysage politique

L’extrême droite de l’AfD, dont l’entrée au Bundestag avait été le principal fait saillant du précédent scrutin de 2017, confirme son enracinement dans le paysage politique allemand. Mais avec entre 10 et 11%, ce parti islamophobe miné par des conflits internes, est en léger recul par rapport aux dernières législatives, il y a quatre ans (12,6%).


■ Des «pertes amères» pour la CDU

Pour la CDU de Merkel, «les pertes sont amères», a admis le secrétaire général Paul Ziemiak. Une part importante des électeurs ayant voté par correspondance, cette première tendance pourrait cependant être corrigée au fil de la soirée après les premiers dépouillements.


■ Coude à coude entre les conservateurs et les sociaux-démocrates

L’union conservatrice CDU-CSU, menée par Amin Laschet, obtiendrait 25%, comme les sociaux-démocrates, selon une enquête à la sortie des urnes pour la chaîne publique ARD. Le SPD devancerait de peu, avec 26%, la CDU-CSU, à 24%, selon un autre sondage pour la chaîne ZDF.

Ces premiers sondages ont été accueillis par une explosion de joie au siège du SPD à Berlin. «Il est clair que le SPD l’a emporté», s’est félicité le secrétaire général du parti, Lars Klingbeil, en revendiquant la formation du futur gouvernement.