Espionnage

Le second suspect de l'affaire Skripal est un médecin militaire

Le site bellingcat.com avait déjà révélé l'identité de l'autre suspect, accusé par Londres d’avoir empoisonné l’ex-espion Sergueï Skripal et sa fille, en septembre

Le second suspect de la tentative d'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal est un médecin du service de renseignement militaire russe (GRU), a annoncé lundi le site d'investigation bellingcat.com. Le site, basé à Leicester, explique s'être appuyé sur «de multiples sources», dont des «témoignages de personnes familières» avec l'individu, ainsi que des copies de documents d'identité, notamment de son passeport, dont il présente une photo.

Selon Bellingcat, l'homme est né le 13 juillet 1979 à Loyga, en Russie. Il a étudié la médecine dans une académie militaire, avant de suivre un entraînement de médecin au sein de la marine russe. Recruté durant ses études par le GRU, il a ensuite pu disposer d'une carte d'identité et d'un passeport au nom d'emprunt d'Alexandre Petrov.

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C'est ce nom qui avait été communiqué par la police britannique lorsqu'elle avait présenté les conclusions de son enquête sur les deux hommes suspectés d'avoir tenté d'empoisonner, le 4 mars à Salisbury, l'ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia au Novitchok, un agent innervant développé par les militaires soviétiques. La police avait alors souligné que le nom utilisé était sans doute un pseudonyme.

Des «civils» n'ayant rien fait de «criminel», selon Poutine

Le 26 septembre, le site avait déjà révélé l'identité de l'autre suspect, présenté par la police britannique comme étant Ruslan Boshirov. Le suspect est en fait un colonel, un officier du GRU décoré de hautes distinctions, avait affirmé Bellingcat.

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Le président russe Vladimir Poutine avait le 12 septembre déclaré savoir qui étaient les deux hommes mis en cause par Londres. Il avait assuré qu'ils étaient des «civils» n'ayant rien fait de «criminel».

Les deux hommes avaient ensuite été interviewés par la télévision publique russe RT. Ils avaient affirmé s'être rendus en touristes à Salisbury, ville du sud-ouest de l'Angleterre où vivait l'ex-agent double empoisonné. Ils avaient démenti être des agents du GRU.

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