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La une du quotidien «Libération» ce mercredi.
© Capture d'écran / Libération

France

Avant le second tour de la présidentielle, la lutte contre le «ni-ni»

De nombreux électeurs pourraient voter blanc ou s’abstenir au second tour du scrutin. Le quotidien «Libération» propose une plongée dans cette France qui s’apprête à bouder les isoloirs

Les Français jouent-ils à se faire peur? Pour un grand nombre d’électeurs, la tentation est forte de s’abstenir ou de voter blanc au second tour de la présidentielle. Le quotidien Libération propose une «plongée dans la France du ni-ni» pour comprendre les raisons de ce désintérêt. A gauche, Emmanuel Macron est loin de faire une unanimité. «Je ne peux pas voter pour des gens qui ont saccagé les droits des travailleurs. Soyons clairs: aucune voix pour Le Pen mais pas lui!» confie Stefan, un Marseillais de 44 ans.

La tentation de bouder les isoloirs est forte chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon. Le journal français rappelle la consultation ouverte par le candidat de La France insoumise. Résultats: 36% pour le vote blanc, 35% pour le vote Macron et 29% pour l’abstention. Chez les «insoumis», «on préfère ne pas avoir à «se salir les mains» pour faire battre Le Pen», estime Libération.

«Barrer la route à Macron»

A droite, les raisons de l’abstention sont différentes. Orphelins de leur candidat François Fillon, les électeurs hésitent à quelques jours du second tour. Et la tentation de voter pour Marine Le Pen «n’est plus taboue». Le front républicain ne va pas de soi. «A droite, avant, ils trouvaient Macron épouvantable et là, faut voter pour lui? Bah non», affirme Sophie, qui votera blanc ou pour le FN. Certains électeurs évoquent la possibilité de «tirer à pile ou face» quand d’autres assument leur choix: ce sera Marine Le Pen pour «barrer la route à Macron, ce zigomar qui a dit que la colonisation était un crime contre l’humanité», confie Charles à Libération.

Le quotidien assure comprendre cette colère dans son éditorial. «On comprend bien, au demeurant, l’irritation légitime de citoyens que la présence en force du Front national contraint, s’il veut lui barrer la route, à voter pour un candidat qui lui déplaît», indique Laurent Joffrin. Mais l’éditorialiste appelle tout de même les lecteurs à la vigilance face au danger que représente le parti d’extrême droite. «Difficile de plébisciter un candidat qui ne rompt guère avec les politiques antérieures. Sauf qu’il ne s’agit pas d’un plébiscite, mais d’un choix entre deux options qu’on ne saurait mettre sur le même plan, même si on les réprouve toutes les deux», conclut-il.

«Ni Marine, ni Le Pen!»

Le Canard enchaîné prend moins de pincettes face à cette tentation du «ni-ni» et joue la carte de la provocation pour interpeller le lecteur tenté par cette voie. «Ni Marine, ni Le Pen!», titre le palmipède, qui regrette la faiblesse du front républicain avant le second tour.

Le journal satirique propose également un guide du «marinelepénisme pour les nuls» à sa une. Un mémo qui revient sur l’entourage de la candidate du FN et sur les démêlés du parti avec la justice. «Mais ce ne sont sûrement que des points de détail dans l’histoire du Front», ironise Le Canard enchaîné. L’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo appelle à voter Emmanuel Macron, car «il faut quand même faire son devoir face au FN». Cette fois, aucune illustration n’apparaît en une. «Faut vraiment vous faire un dessin?» fait mine de s’interroger le journal.

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