«Mon envie, c’est la présidentielle.» En quelques mots, l’affaire a été emballée. Mise en cause en raison de sa gestion pour le moins discutable du poste d’ambassadrice (bénévole) de France pour les questions polaires qu’elle occupe depuis juillet 2017, Ségolène Royal est repartie à l’offensive.

Interviewée par Le Monde, l’ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007 – battue au second tour par Nicolas Sarkozy par 53,06% des voix contre 46,94% – croit en son destin pour incarner une gauche sociale-démocrate et écologique naufragée par le tsunami Macron: «Ma candidature coche toutes les cases: il s’agit de desserrer l’étau qui se met en place entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Je veux faire comprendre aux Français qu’il ne faut pas désespérer.»