Presque deux ans se sont écoulés depuis l’incarcération de Sélina (nom d’emprunt) au camp de Roj. Sa fille a désormais passé plus de la moitié de sa vie en détention. Au début, clamant son innocence, Sélina imaginait qu’elles pourraient toutes deux rentrer en Suisse rapidement, une affaire de quelques mois pour celle qui a grandi à Lausanne: «Ma fille a été malade tout l’été et l’automne 2018, et je pensais que cela allait décider la Confédération à nous rapatrier.»

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