La nouvelle, publiée mardi sur le site internet de la chaîne de télévision Press TV a dû provoquer quelques sueurs froides auprès des diplomates suisses: «La Suisse ne soutient pas la logique des sanctions» contre l’Iran. En d’autres termes, elle n’appliquerait pas les sanctions des Nations unies contre Téhéran dans le cadre de son programme nucléaire qu’on soupçonne être de nature militaire.

Selon la chaîne en anglais Press TV financé par l’Etat iranien et «publiquement affiliée au Guide suprême», les propos cités sont ceux de Peter Maurer, secrétaire d’Etat au Département fédéral des affaires étrangères et ont été rapportés par le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Ahani. Ce dernier a rendu compte de la rencontre qu’il a eue avec Peter Maurer mardi.

Au DFAE, on réfute catégoriquement ces propos attribués à Peter Maurer: «Les médias iraniens citent le vice-ministre iranien des Affaires étrangères qui citerait lui aussi de soi-disant propos du secrétaire d’Etat Peter Maurer au sujet des sanctions contre l’Iran. Le DFAE ne peut pas confirmer (ces) propos, d’autant que ce dernier (Peter Maurer) ne s’est pas exprimé devant les médias lors de son séjour à Téhéran. La Suisse met toujours en œuvre de façon immédiate et complète les sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU.»

Peter Maurer était du 10 au 11 janvier à Téhéran dans le cadre du dialogue officiel que la Suisse entretient avec l’Iran. Il a avant tout abordé des thèmes liés à la défense des intérêts américains en Iran par la Suisse dans le cadre du mandat qui lui a été confiée par les Etats-Unis. Au DFAE, on confirme par ailleurs que le 11 janvier, l’ambassadeur spécial pour les droits de l’homme Paul Koller, menait une délégation à Téhéran qui a abordé spécifiquement la question de la peine de mort et des châtiments corporels, ainsi que de la liberté d’expression, des droits des minorités et des droits des femmes.

Selon Press TV enfin, Suisses et Iraniens ont enfin abordé les derniers développements régionaux et internationaux, «soulignant le besoin de renforcer la coopération sur tous les fronts».