L’essentiel

Les cantons demandent un prolongement des mesures jusqu’à fin février au lieu de fin mars. Le Conseil fédéral tranchera ce mercredi.

Moderna estime pouvoir offrir sa dose de rappel annuel à la fois contre le Covid-19, la grippe et le VRS «dans le meilleur des cas à l’automne 2023».

L’Organisation internationale du travail l’OIT prévoit que le monde va connaître un déficit de 52 millions d’emplois dû au covid.

Retrouvez notre suivi de la journée de lundi.


■ La pandémie de Covid-19 «est loin d'être terminée», selon le patron de l'OMS

La pandémie de Covid-19 «est loin d'être terminée», a averti mardi le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) «Omicron continue de déferler sur la planète. (...) Ne vous méprenez pas, Omicron provoque des hospitalisations et des décès, et même les cas les moins graves submergent les établissements de santé», a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus en conférence de presse à Genève. «Compte tenu de l'incroyable croissance d'Omicron dans le monde, il est probable que de nouveaux variants vont apparaître», a-t-il ajouté.

«Dans certains pays, les cas de Covid semblent avoir atteint un pic, ce qui laisse espérer que le pire de cette dernière vague est passé, mais aucun pays n'est encore sorti d'affaire» Il s'est montré particulièrement préoccupé par le fait que de nombreux pays ont de faibles taux de vaccination contre le Covid: «Les gens sont plus à risque de souffrir de formes graves de la maladie ou de mourir s'ils ne sont pas vaccinés.» «Omicron est peut-être moins grave en moyenne, mais le récit selon lequel il s'agit d'une maladie bénigne est trompeur (et) nuit à la réponse globale et coûte plus de vies", a estimé Tedros Adhanom Ghebreyesus.


■ Les vaccins à ARN n'augmentent pas le risque cardiovasculaire grave

Les vaccins à ARN messager contre le Covid-19 n'augmentent pas le risque de problèmes cardiovasculaires graves (infarctus, AVC ou embolie pulmonaire) chez les moins de 75 ans, souligne mardi une étude publiée par l'Agence française du médicament. Cette étude a porté sur l'ensemble des adultes âgés de 18 à 74 ans vaccinés ou non, admis à l'hôpital en France entre le 27 décembre 2020 et le 20 juillet 2021 pour un infarctus aigu du myocarde, un accident vasculaire cérébral ischémique ou hémorragique, ou une embolie pulmonaire.

Ses résultats confirment la «sécurité des vaccins à ARNm» (ceux de Pfizer et Moderna) «vis-à-vis du risque d'événement cardiovasculaire grave chez les adultes» qui aurait pu survenir au cours des trois semaines suivant la première ou la deuxième dose des vaccins. En revanche, les vaccins à adénovirus (ceux d'AstraZeneca et Janssen) apparaissent «associés à une légère augmentation du risque d'infarctus du myocarde et d'embolie pulmonaire chez les adultes, dans les deux semaines suivant l'injection». 


■ Pfizer a déposé une demande pour un nouveau médicament en Suisse

L'entreprise pharmaceutique Pfizer a déposé une demande d'autorisation de mise sur le marché pour le médicament Paxlovid, destiné au traitement contre le Covid-19. L'autorité d'autorisation et de surveillance Swissmedic en a fait l'annonce mardi. Ce médicament se compose de deux comprimés séparés. Le premier emploie du nirmatrelvir, un principe actif d'un type nouveau, qui inhibe d'une enzyme du virus SARS-CoV-2 qui joue un rôle majeur dans sa multiplication, explique Swissmedic dans un communiqué. Pour qu’il ne soit pas métabolisé trop rapidement, il est associé au ritonavir, un principe actif connu et utilisé avec succès depuis plus de 20 ans dans le traitement contre le sida.

Jusqu'ici, Swissmedic a autorisé deux médicaments contre le Covid-19. Fin décembre, l'autorité avait donné son feu vert à un premier médicament, le Ronapreve de Roche, autorisé pour les patients âgés d'au moins 12 ans dans le traitement du Covid-19 ne nécessitant ni oxygénothérapie ni hospitalisation et lorsqu'il existe un risque élevé d'évolution vers une forme grave de la maladie. Swissmedic a aussi donné une autorisation de durée limitée au médicament Regkirona, destiné à la fabrication d'une solution pour perfusion pour les patients adultes.


■ Pas de véritable vague de malades dans les hôpitaux

Jusqu’ici, il n’y a pas eu de véritable vague de malades dans les hôpitaux, a affirmé mardi Rudolf Hauri, président de l’Association des médecins cantonaux de Suisse lors de la conférence de presse des experts de la Confédération. Il souligne toutefois qu’il y a des différences considérables d’une région à l’autre du pays. Les perspectives sont positives selon l’OFSP, car des développements encourageants peuvent également être observés dans d’autres pays.

Rudolf Hauri a aussi indiqué qu’il n’y avait pas eu de transferts de patients à grande échelle d’un canton à l’autre. Il a aussi relevé qu’il n’y avait plus que très peu de primo-vaccinations dans l’ensemble du pays. En revanche, il a souligné que la vaccination des enfants se déroulait bien et sans problème.


■ Les vaccins spécifiques à Omicron sont loin d’être disponibles, indique l’OFSP

Virginie Masserey, cheffe de la section Contrôle de l’infection au sein de l’Office fédéral de la santé publique, a souligné l’importance d’une vaccination de rappel: «Les rappels jouent un rôle pour aplatir la courbe des contaminations. Les vaccins spécifiques aux variants Omicron ne sont pas près d’être disponible, nous devons utiliser les vaccins actuels», a-t-elle déclaré.

Celle-ci a précisé que les mesures, comme le certificat sanitaire, étaient toujours justifiées: «Le vaccin ou la guérison protège mieux contre les contaminations, et surtout contre les formes graves du Covid-19», a indiqué Virginie Masserey.

Le nombre de nouvelles personnes vaccinées reste stable: 4% des enfants de 5 à 11 ans ont eu une primovaccination. On compte environ 60’000 vaccinations quotidiennes, essentiellement des troisièmes doses. Quelque 62% des personnes vaccinées sont éligibles pour un rappel.


■ La Suisse compte 29 142 nouveaux cas

Le dernier bulletin de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a recensé 125 hospitalisations en 24 heures. On déplore 14 nouveaux décès. L’OFSP compte 29 142 cas supplémentaires. Il y a sept jours, l’office avait annoncé 24 602 cas, soit 4540 de moins.

654 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 30,30% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 74,30%.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 76 619 tests ont été transmis. Le taux de positivité s’élève à 38%, contre 36,9% il y a une semaine.


■ «La vague Omicron se poursuit»

«Les cas semblent stagner à un niveau élevé. Il est probable qu’ils augmentent encore mais plus lentement. Il est probable que les cas réels soient plus élevés, des asymptomatiques n’étant pas testés», a introduit Virginie Masserey, responsable de la section Contrôle de l’infection et programme de vaccination, lors de la conférence de presse de l’OFSP.

Il y a une semaine: En Suisse, le pic de la cinquième vague pourrait être atteint d’ici peu

«Dans les unités de soins intensifs, la situation est stable», a-t-elle ajout. Environ 30% des lits sont occupés par des patients atteints du Covid-19.

Le nombre de cas varie considérablement d’un canton à l’autre, ajoute l’experte. Au Tessin, par exemple, le nombre est très élevé. Les cantons les plus affectés sont ceux de la région lémanique et du Tessin, avec les incidences les plus élevées sur 14 jours, avec Genève à 6500 cas sur 100 000 habitants. C’est aussi la région lémanique qui voit la plus forte augmentation des hospitalisations.

L’impact sur les soins aïgus est net, mais l’occupation des soins intensifs reste gérable. «On ne s’explique pas vraiment ces différences géographiques et on ne sait pas non plus quelle en sera l’évolution», a dit Virginie Masserey.


■ Hongkong va tuer des milliers de hamsters après la découverte de cas de covid dans une animalerie

Hongkong va éliminer près de 2000 hamsters après que certains d’entre eux ont été testés positifs au coronavirus, ont annoncé les autorités mardi, alors que la ville s’en tient à une stratégie stricte de «zéro covid».

Cet abattage a été ordonné après l’apparition de cas de Covid-19 dans une animalerie.

La ministre hongkongaise de la Santé Sophia Chan a dit protéger ainsi la santé de la population après qu’une employée et une cliente ayant manipulé des hamsters ont été testées positives.


■ La demande d’un registre national des cas de covid long se renforce

Trop peu a été fait jusqu’à présent pour les patients atteints de covid long, estime l’association Altea. Le réseau Long-Covid demande notamment la création d’un registre national des cas. Selon des études, une personne sur dix présente encore des symptômes un an après avoir été infectée par le Covid-19. Jusqu’ici, on ne rend pas justice à ces patients et on n’en fait pas assez pour eux, a déclaré mardi Michael Schlunegger, président d’Altea, à la radio alémanique SRF.

«Il s’agit de rassembler des idées et de trouver des solutions le plus rapidement possible, même si elles ne sont pas parfaites. Il faut être créatif dans ce domaine», a expliqué M. Schlunegger. Selon lui, la Confédération doit informer plus activement sur la maladie et renforcer la recherche. Et tous les cas devraient être enregistrés au niveau national. Seuls les plus graves sont enregistrés dans le registre de l’assurance invalidité, c’est-à-dire ceux de personnes ne pouvant plus travailler.


■ La Poste a acheminé plus de 200 millions de colis acheminés en un an, un record

Le géant jaune a transporté pas moins de 202,1 millions de colis en 2021, un record dans l’histoire de l’entreprise et une hausse de 9,6% par rapport à 2020. Du côté des lettres, la baisse se poursuit avec 1,811 milliard de missives distribuées, soit 3,3% de moins que l’année précédente.

L’augmentation du volume des colis est due au commerce en ligne. Ce dernier s’est en effet fortement développé sous l’impulsion des restrictions liées au coronavirus et du télétravail.


■ Boris Johnson dément avoir menti à propos d’une fête en plein confinement

Le premier ministre britannique Boris Johnson a démenti mardi avoir été prévenu qu’une fête contraire aux règles anti-covid serait organisée à Downing Street en mai 2020. Plus tôt, son ancien conseiller Dominic Cummings l’a accusé sur les réseaux sociaux d’avoir menti au Parlement.

Il a affirmé que lui-même et un autre responsable avaient mis en garde Boris Johnson avant la tenue de cette fête, pour laquelle le secrétaire particulier du premier ministre avait envoyé une centaine d’invitations.

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Le dirigeant conservateur avait présenté des excuses aux députés après des révélations dans la presse sur sa présence à cet événement, l’un des nombreux pots qui auraient été organisés à Downing Street durant les confinements des deux dernières années.


■ Rappel d’un type de masque FFP2 à l’effet protecteur insuffisant

La Suva rappelle le masque de protection respiratoire N95/FFP2 de la marque ZG en raison d’un effet protecteur insuffisant. Il existe un risque pour la santé. Les personnes ayant acheté de tels masques sont priées de ne plus les utiliser et de les retourner.


■ La Chine ordonne la désinfection du courrier international

La Poste chinoise a ordonné à ses employés de désinfecter systématiquement les envois en provenance de l’étranger, les autorités évoquant l’hypothèse de l’arrivée dans le pays de la souche Omicron sur du courrier envoyé du Canada.

A moins de trois semaines des Jeux olympiques d’hiver de Pékin (4-20 février), les autorités redoutent que leur politique du Zéro covid soit battue en brèche par une série de foyers limités.


■ La Grande-Bretagne pourrait supprimer toutes les restrictions sanitaires en mars

C’est ce que souhaite Boris Johnson, cité dans plusieurs médias dont le Guardian. Pour le premier ministre le pays doit désormais vivre avec le virus, et il pourrait bientôt annoncer que les obligations légales ne seront plus que des recommandations. L’obligation de s’isoler en cas de test positif, accompagnée d’une amende de 10 000 dollars en cas d’infraction, doit normalement expirer en mars, elle ne serait donc peut-être pas reconduite.


■ Application covid: le certificat est désormais vérifié automatiquement

L’application des certificats covid a été actualisée: le bouton «rafraîchir» a été supprimé et l’auto-vérification remplacée par une vérification automatique. Le personnel des restaurants n’est ainsi plus obligé de toucher l’écran du téléphone portable des clients. Cette modification, révélée lundi soir par Blick.ch et 20minuten.ch, vise aussi à mettre un terme aux abus. Le bouton «rafraîchir» apparaissait encore sur certains appareils fonctionnant avec le système Android.

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Depuis lundi, la dernière version de l’application affichait un message indiquant que le bouton avait été supprimé. Si le certificat covid a expiré ou s’il n’est techniquement pas valable, cette information apparaît automatiquement sur le certificat, ajoutait-il. Le contrôle des certificats doit se faire avec l’application «covid Certificate Check» et non plus en pressant le bouton.


■ La ville de Besançon équipe ses écoles de capteurs de CO2

«Depuis vendredi 14 janvier, (la municipalité) a distribué un capteur par école auprès de chacune des 64 écoles publiques du cycle primaire (écoles maternelles et élémentaires)», a précisé dans un communiqué la maire de la ville. Les capteurs de CO2 commandés «début janvier» présentent un «affichage simple» des trois couleurs – vert, orange et rouge – en fonction du taux de CO2 mesuré dans l’air.

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«Les indications des capteurs donnent une information sur la durée d’aération nécessaire pour diminuer le taux de CO2 dans les classes», selon la taille de la pièce, le nombre d’élèves ou encore la capacité de renouvellement de l’air, précise-t-elle.