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Le Sénat confirme le nouveau président du gendarme boursier américain

Jay Clayton avait été désigné à la tête de la SEC en janvier par Donald Trump. Il attend de cet avocat d’affaires qu'il détricote les réglementations en vigueur aux Etats-Unis

Le Sénat américain a confirmé mardi Jay Clayton comme président du gendarme boursier américain (SEC), poste auquel il avait été désigné en janvier par le président Donald Trump. Sa nomination a été approuvée par 61 voix contre 37, certains élus démocrates se joignant à la majorité républicaine.

Avocat d’affaires ayant fait l’essentiel de sa carrière à New York, Jay Clayton aura la charge à la tête de la SEC de la régulation du secteur financier et des entreprises cotées à Wall Street.

Donald Trump avait souligné en janvier en le nommant qu’il devrait notamment détricoter les réglementations qui freineraient l’investissement aux Etats-Unis tout en «rétablissant» la supervision du secteur bancaire.

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Jay Clayton a notamment été conseiller en investissement pour plusieurs grandes fortunes familiales au sein du cabinet Sullivan & Cromwell et s’est spécialisé dans les fusions-acquisitions, fait valoir son employeur sur son site internet. Il a compté parmi ses clients des grands noms de l’industrie financière – dont la banque américaine Goldman Sachs – qu’il devra surveiller à la tête de la SEC.

Une «tolérance zéro pour les mauvais éléments»

Créée en 1934 dans la foulée du krach de 1929, cette dernière joue un rôle majeur dans la régulation financière aux Etats-Unis, traquant les délits d’initiés et les violations des règles de supervision bancaire au moyen de pénalités et d’amendes.

Elle avait été durement critiquée pour sa passivité et ses erreurs au moment de la crise financière de 2008 et de l’affaire Madoff, mais aussi durant le scandale financier Enron en 2001. Lors de son audition par le Sénat en mars, Jay Clayton avait assuré avoir une «tolérance zéro pour les mauvais éléments».

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L’administration Trump entend notamment revenir sur plusieurs dispositions de la loi dite «Dodd-Frank» adoptée après la crise financière de 2008 pour mieux encadrer la finance et les banques. Jay Clayton avait affirmé lors de son audition qu’il n’avait «pas de plan précis» pour attaquer Dodd-Frank mais précisé qu’il soutenait un examen des règles existantes afin d’évaluer leur efficacité.

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