Ils sont condamnés en Italie pour terrorisme à la réclusion à perpétuité ou à des peines entre 10 et 20 ans de prison. Ils sont accusés d’attentat contre un commissaire, de meurtres et de tentatives de meurtres visant les forces de l’ordre ou encore de l’enlèvement d’un juge. Ils faisaient partie entre les années 1970 et 1980 des Brigades rouges ou encore de Lutte continue, des groupes d’extrême gauche militant pour la lutte armée durant les Années de plomb. Ils ont été arrêtés mercredi à Paris sur requête du gouvernement italien. Sept personnes ont été interpellées, trois autres sont encore recherchées.

«De très graves crimes»

La nouvelle est largement saluée dans la Péninsule. Des politiques de tout bord remercient Paris. Le président du Conseil, Mario Draghi, s’est dit «satisfait», rappelant que la «blessure» infligée par ces «très graves crimes de terrorisme» est encore ouverte. Son prédécesseur, Enrico Letta, est pourtant le seul à réagir explicitement à une autre nouvelle cachée entre les lignes. «La fin de la protection des terroristes italiens par la France» est pour cet ancien professeur à Sciences Po un «résultat important attendu depuis longtemps de la collaboration» entre les deux pays.