Depuis quelques jours, des milliers de Shanghaïens font de la résistance: ils refusent de descendre se soumettre à des tests PCR tous les jours. «Nous rejetons les demandes déraisonnables de tests permanents, qui nous obligent à nous rassembler, au risque d’être infectés», raconte Stephany, une trentenaire shanghaïenne qui préfère rester anonyme. «Il faut avoir une approche rationnelle, et considérer le rapport coûts-bénéfices. La politique zéro covid a très bien fonctionné au départ, mais le virus a changé, il est peut-être temps de recalculer», précise cette employée de la finance d’une voix calme. Stephany n’est pas du genre rebelle: mais comme une bonne partie des 25 millions d’habitants de Shanghai, elle est poussée à bout par un confinement dur qui s’éternise, et dont la logique échappe souvent à ceux qui le subissent.