L'ancien premier ministre Shimon Peres aura fort à faire s'il veut imposer ses vues au sein d'un gouvernement où il apparaît comme la seule «colombe». Rappelant qu'il est un brillant homme politique, il a réussi, à 77 ans, à enthousiasmer un Parti travailliste orphelin et à le convaincre de participer à ce cabinet d'union nationale.

Ami personnel du premier ministre Ariel Sharon, bien qu'adversaire politique, ce lauréat du Prix Nobel de la paix se dit persuadé qu'il peut réussir à «tenir» le premier ministre, au moyen notamment de son prestige international. Mais Ariel Sharon a pris soin de préparer le terrain: l'accord signé avec les travaillistes leur interdit de mener une «politique indépendante» aux Affaires étrangères.

«Sans autorisation du premier ministre, dit cet accord, aucune initiative diplomatique ou négociation» ne pourra être entreprise en rapport avec le processus de paix.