Etats-Unis

 «Shutdown»: les parlementaires trouvent un accord de principe

Républicains et démocrates ont trouvé un accord de principe, qui doit encore être voté par le Congrès et approuvé par Donald Trump

Un accord de principe, permettant d'éviter une nouvelle paralysie partielle des administrations des Etats-Unis à la fin de la semaine, a été trouvé lundi soir par les parlementaires américains. Cet accord comporte une série de mesures visant à renforcer la sécurité aux frontières mais doit encore être voté par le Congrès et approuvé par la Maison Blanche.

«Nous avons trouvé un accord», a déclaré lundi soir l'un des principaux négociateurs républicains, le sénateur Richard Shelby, cité par CNN à l'issue d'une réunion de négociation.

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L'accord de principe prévoit 1,375 milliard de dollars pour la construction d'une nouvelle portion de mur de 88 kilomètres le long de la frontière mexicaine. Cela fait l'objet d'une âpre bataille entre le président américain et les élus démocrates depuis des semaines. Donald Trump réclamait 5,7 milliards de dollars.

Le 15 février, date limite pour trouver un accord

Après plus d'un mois de paralysie partielle touchant quelque 800.000 fonctionnaires, un accord avait été trouvé le 25 janvier pour mettre fin au plus long shutdown de l'histoire des Etats-Unis - plus d'un mois - mais il ne prévoyait un financement des services fédéraux concernés que jusqu'au 15 février, soit vendredi.

Le groupe d'élus des deux partis chargés de mener les négociations s'était dit optimiste vendredi sur les chances de parvenir à un compromis avant cette échéance. Peu de temps après l'annonce des sénateurs américains, hasard du calendrier, Donald Trump débutait un meeting de campagne à El Paso (Texas), près de la frontière mexicaine, où une manifestation anti-mur était également prévue.

Un mur pour «sauver des vies»

En campagne dans cette ville frontalière avec le Mexique, le président américain a martelé lundi soir que les murs permettaient de «sauver des vies». «Nous avons besoin d'un mur (...) et nous le construirons rapidement», a-t-il insisté.

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En revanche, le président américain ne s'est pas directement prononcé sur une possible percée au Congrès dans les négociations sur l'immigration. «Ils ont dit que des progrès avaient été enregistrés (...) Il y aura peut-être des bonnes nouvelles mais qui sait?»

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