Nabucco prévoit la construction d’un gazoduc pour transporter graduellement jusqu’à 31 milliards de mètres cubes de gaz par an en provenance d’Asie centrale notamment vers l’UE, en passant par la Turquie et le sud-est de l’Europe. Lancé en 2002, ce gazoduc devrait entrer en service en 2014. Son coût est estimé à 7,9 milliards d’euros.

Un quart du gaz naturel utilisé en Europe provient actuellement de Russie. Un différend entre la Russie et l’Ukraine, point de transit essentiel, a déjà gravement porté atteinte aux approvisionnements vers l’Europe.

Le Turkménistan, qui ne s’était jusqu’alors pas prononcé formellement sur sa participation au projet, a apporté un précieux soutien à Nabucco vendredi, en annonçant être prêt à s’associer au projet. Ce pays a des réserves estimées à trois milliards de mètres cubes et peut approvisionner Nabucco pendant 30 ans.

Les Européens attendent encore l’accord de pays-clés comme le Kazakhstan ou l’Ouzbékistan. L’Azerbaïdjan sera un des principaux fournisseurs, mais n’a pas assez de gaz pour remplir seul le tube, avec une capacité de fourniture estimée à environ quatre milliards de mètres cubes par an, dans un premier temps.

Le projet Nabucco est en concurrence avec un autre projet de gazoduc, South Stream, développé par le géant russe Gazprom et l’italien ENI qui doit relier la Russie à la Bulgarie, par la mer Noire.