«Le gouvernement va poursuivre ses travaux et le Parlement va procéder aux réformes nécessaires pour garantir qu’un magistrat ne puisse tenter de détruire de façon illégitime quelqu’un qui a été élu par les citoyens», a-t-il déclaré.

«Il n’y a eu aucun abus de fonction, ni incitation à la prostitution encore moins de mineure», a ajouté Silvio Berlusconi dans un message vidéo diffusé sur la chaîne en continu Sky TG24. Il a dénoncé «une nouvelle attaque très grave des magistrats qui ont piétiné les lois à des fins politiques».

Silvio Berlusconi a affirmé que ces juges essaient «d’inverser le vote populaire» qui l’a fait remporter les élections législatives en 2008. Il les a aussi accusés d’avoir «violé des principes constitutionnels élémentaires» comme le droit à la vie privée, en dénonçant les écoutes téléphoniques menées sur ses invités.

Le parquet de Milan a annoncé vendredi qu’il soupçonne le président du Conseil d’avoir rémunéré début 2010 les services d’une prostituée mineure, Ruby, une jeune Marocaine, majeure depuis novembre et d’avoir utilisé sa fonction pour la faire libérer lors de son interpellation pour vol présumé en mai.

Lundi, dans un document adressé au Parlement pour obtenir une autorisation de perquisition, le parquet a affirmé disposer d’éléments probants sur le paiement par le Cavaliere de sommes d’argent et la mise à disposition d’appartements à de jeunes prostituées ayant participé à des fêtes à Arcore.