Pendant le week-end, deux appareils ont été remis en service», a indiqué un porte-parole de la compagnie de Singapour, tandis que des vérifications sont encore en cours pour le troisième avion.

SIA avait immobilisé trois de ses A380 mercredi dernier pour procéder «par précaution» au remplacement des moteurs Rolls-Royce Trent 900, après une grave avarie de moteur d’un A380 de la compagnie australienne Qantas qui avait contraint l’avion à un atterrissage d’urgence le 4 novembre. Singapore Airlines a été la première compagnie aérienne à exploiter un A380, à partir d’octobre 2007 et sa flotte comprend actuellement onze A380. Huit autres ont été commandés.

Qantas a immobilisé la totalité de ses six A380 et n’a pas encore annoncé lorsque leurs vols reprendraient. Rolls-Royce a indiqué vendredi avoir identifié la cause de l’avarie subie par le moteur Trent 900 équipant l’Airbus de la Qantas: un élément spécifique dans le secteur de la turbine du moteur a provoqué une fuite d’huile, suivie d’un incendie.

Pour Quantas, la série noire continue

Lundi, un problème électrique en vol a contraint un Boeing 747 de la compagnie australienne qui effectuait lundi un vol vers l’Argentine, à rebrousser chemin au bout de deux heures et à se poser à Sydney. L’avion avec 199 passagers à bord qui effectuait une liaison entre Sydney et Buenos Aires, s’est posé sans incident. «Nous ne sommes pas tout à fait sûrs de la nature du problème pour le moment», a indiqué un porte-parole de Qantas. «Il s’agit d’un incident technique mineur, c’est tout ce que nous savons».

Selon un communiqué de la compagnie, l’avion a rencontré «un problème avec le système électrique» mais il n’y a pas eu de baisse de pression dans la cabine.

Vendredi, un problème de réacteur a affecté un Boeing 767 de la compagnie australienne, avec 234 passagers à bord, qui effectuait une liaison intérieure, l’obligeant à rebrousser chemin et à atterrir peu après son décollage de Perth. La compagnie qui a indiqué qu’il s’agissait de «vibrations» dans un réacteur, a qualifié l’incident de «mineur». Le Boeing était doté de moteurs General Electric.

Cet incident s’était produit 24 heures après la décision de Qantas de maintenir au sol la totalité de sa flotte d’Airbus A380 à la suite de l’explosion en vol, la semaine précédente, d’un moteur Rolls-Royce sur un de ses Airbus qui avait dû atterrir d’urgence à Singapour.

Selon l’agence Dow Jones Newswires, citant une source anonyme, Qantas pourrait avoir à remplacer jusqu’à 14 moteurs Rolls-Royce Trent 900, avant de pouvoir faire de nouveau voler sa flotte immobilisée.