RENCONTRE

Singapour réunira Donald Trump et Kim Jong-un 

Le sommet inédit entre le président des Etats-Unis et le dirigeant de la République populaire démocratique de Corée se tiendra à Singapour le 12 juin prochain, a annoncé Donald Trump sur Twitter

Donald Trump a annoncé jeudi sur Twitter qu’il rencontrerait le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un le 12 juin prochain à Singapour. Ce sera un sommet inédit entre un président des Etats-Unis et un dirigeant de la République populaire démocratique de Corée.

«Cette rencontre tant attendue entre Kim Jong-un et moi-même aura lieu à Singapour le 12 juin. Nous essaierons tous les deux d’en faire un moment très particulier pour la Paix dans le Monde!», a tweeté le président américain.

Les préparatifs de ce sommet, historique et sans précédent, avaient été révélés début mars. Trump avait laissé au conseiller sud-coréen à la sécurité nationale, qui a joué les intermédiaires entre Pyongyang et Washington, le soin d’annoncer qu’il était prêt à rencontrer Kim Jong-un avant de le confirmer en personne.

Faire preuve de bonne volonté

Mike Pompeo, l’ancien patron de la CIA nommé à la tête du département d’Etat par Trump, s’est depuis rendu à deux reprises à Pyongyang. Il est rentré jeudi matin de sa dernière mission en date, ramenant avec lui trois ressortissants américains qui étaient détenus en Corée du Nord et que Kim a libérés en signe de bonne volonté.

L’avion transportant Mike Pompeo et les trois hommes s’est posé vers à 02h40 (08h40 en Suisse) sur la base militaire d’Andrews près de Washington. Ils ont été accueillis par Donald Trump, sa femme Melania, le vice-président Mike Pence et le conseiller de la Maison-Blanche à la sécurité John Bolton.

Les accueillant à leur retour sur le territoire américain, M. Trump a dit croire que le dirigeant nord-coréen souhaitait faire entrer son pays «dans le monde réel» et a émis l’espoir de parvenir à des avancées importantes lors de leur rencontre. «Je pense que nous avons une bonne chance de faire quelque chose de très significatif», a-t-il dit.

Fin de la mésentente?

Ce sommet s’apparente d’ores et déjà à un des plus gros paris diplomatiques de Donald Trump depuis son accession à la Maison blanche, en janvier 2017, lui qui vient de retirer les Etats-Unis de l’accord de juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien.

L’été dernier, le président américain promettait «le feu et à la fureur» à Pyongyang. Il prévenait que les solutions militaires étaient «verrouillées et chargées ('locked and loaded'), si la Corée du Nord agissait de manière imprudente».

A la tribune des Nations unies, en septembre, il avait menacé de «détruire totalement» la Corée du Nord si Pyongyang venait à attaquer les Etats-Unis ou l’un de leurs alliés, affublant au passage Kim Jong-un du sobriquet de «Little rocket-man». Ce dernier avait répliqué en traitant Trump de vieillard gâteux.

«Dénucléarisation complète»

Le ton a changé du tout au tout depuis l’offensive de charme lancée cet hiver par la République populaire démocratique de Corée (RPDC) à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud, encouragée par le président sud-coréen Moon Jae-hin. Rencontrant ce dernier fin avril pour le premier sommet intercoréen depuis plus d’une décennie, Kim s’est engagé en faveur d’une «dénucléarisation complète de la péninsule coréenne».

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En 2000, des travaux préparatoires intenses avaient été menés en vue d’une possible rencontre entre Bill Clinton, alors président démocrate des Etats-Unis, et Kim Jong-il, le père de l’actuel dirigeant nord-coréen. Mais ces démarches n’avaient pas abouti – Clinton a fini par rencontrer Kim Jong-il mais en août 2009, bien après son départ de la Maison blanche.

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