Depuis l’annonce le 2 février par les Etats-Unis qu’ils allaient suspendre leur participation au Traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF, ou FNI), le monde est de nouveau angoissé par le spectre d’un nouveau cataclysme nucléaire à un moment de forte instabilité géopolitique. A partir du 2 août, date du retrait effectif, Russes et Américains seront libres de développer leurs missiles de croisière comme bon leur semble.

Réunis depuis mercredi à Bruxelles, les ministres de la Défense des pays membres de l’OTAN devaient aborder la question ultrasensible du traité FNI, conclu en 1987 par le président américain Ronald Reagan et le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev. Un document qui a permis de mettre fin à la grave crise des euromissiles des années 80, d’éliminer 2700 missiles de croisière et surtout de les interdire.