Lundi soir lors d'une conférence de presse à Bruxelles, Joe Biden a promis de dire au président russe Vladimir Poutine quelles sont «ses lignes rouges» lors de leur rencontre, mercredi à Genève.

«Nous ne cherchons pas un conflit avec la Russie, mais nous répondrons si la Russie continue ses activités», a-t-il déclaré, notant que Vladimir Poutine est un homme «intelligent» et «dur». Mais il doit comprendre que la mort de l'opposant emprisonné Alexeï Navalny serait «une tragédie».

Joe Biden dénonce les «actes agressifs de la Russie» en insistant sur l'exigence de l'OTAN de «soutenir l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine».

Que faut-il attendre du premier sommet Biden-Poutine? Lors d’une conférence virtuelle organisée lundi par le Centre de politique de sécurité de Genève (GCSP), Paul Vallet dit en hyperbole ce que la rencontre ne sera pas: «Ce ne sera ni Yalta ni Helsinki.» Le chercheur et chargé de cours relève qu’à Yalta Franklin Delano Roosevelt et Winston Churchill avaient fait des concessions à Staline. A Genève, il ne sera pas question de lâcher du terrain. Depuis 2014 et l’annexion de la Crimée par la Russie, puis l’interférence russe dans les élections américaines de 2016, 2018 et 2020, les relations entre Moscou et Washington se sont fortement détériorées.

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