Neuf chefs d’Etat et un écran bleu, barré du mot «Myanmar» (nom officiel de la Birmanie), pour le grand absent. Le sommet en visioconférence des dirigeants de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean, regroupant dix pays) a débuté mardi 26 octobre sous la houlette du sultan de Brunei, alors que le général putschiste birman Min Aung Hlaing a été désinvité à la suite d’une décision collective prise le 15 octobre. C’est un signe du changement de ton au sein de ce groupement que le ministre philippin des Affaires étrangères, Teodoro Locsin, avait décrit au début du mois comme «une bande de gars toujours d’accord les uns avec les autres sur des choses sans importance».