La chancelière allemande et le président russe ont d’abord participé à une session du «Dialogue pétersbourgeois», forum de débats où se retrouvent depuis onze ans les représentants des sociétés civiles des deux pays.

«En démocratie on préfère généralement parler de ce qui ne va pas que de ce qui va», a souligné Angela Merkel.

«Il vaut mieux se disputer une bonne fois que garder le silence», a renchéri Dmitri Medvedev.

Dmitri Medvedev et Angela Merkel, qui parle couramment russe puisqu’elle a grandi dans l’ex-RDA, ont pour leur part affiché leur bonne entente, se tutoyant et évitant de toucher aux thèmes les plus délicats, comme les droits de l’homme en Russie.

Angela Merkel a néanmoins reconnu que c’était de sa «responsabilité» si les négociations russo-européennes sur l’abandon des visas étaient bloquées, un sujet important pour Moscou.

Du côté allemand, le coprésident du «Dialogue pétersbourgeois», Lothar de Maizière, a souligné que la démocratie était nécessaire à une modernisation réelle de la Russie, notant que les politiques d’Etats dictatoriaux comme l’Union soviétique et l’Allemagne nazie n’avaient pas duré.

Lors de la 13e rencontre annuelle entre les gouvernements, l’énergie était au cœur des discussions, Moscou souhaitant renforcer encore sa présence dans le secteur.

«Nous avons discuté des possibilités de collaboration énergétique russo-allemande à la suite de la décision de l’Allemagne de renoncer au nucléaire» d’ici à 2022, après la catastrophe japonaise de Fukushima, a souligné Viktor Zoubkov, le vice-premier ministre russe.

La Russie aimerait développer des centrales électriques au gaz et augmenter ses livraisons à l’Allemagne, qui est déjà son plus gros client, notamment via le gazoduc Nord Stream, dans la Baltique, qui doit être inauguré en octobre.