C’est sa dernière interview dans la presse, a-t-elle juré. Après, Sophie Pétronin, la dernière otage française libérée jeudi dernier, aspire à retrouver l’anonymat, dans ce refuge en Suisse où elle se trouve désormais, auprès de sa famille qui s’est battue pour la faire sortir du nord du Mali où elle a été retenue prisonnière pendant près de quatre ans. Ces propos, confiés à Libération, ont d’autant plus d’intérêt que ses rares interventions publiques depuis sa libération ont pu soulever certaines polémiques. Elle affirme ne pas en avoir été touchée, plus préoccupée par le Mali que par les querelles hexagonales. Mais elle ne retournera pas dans l’immédiat à Gao, contrairement à ce qu’elle avait pu laisser croire à son arrivée à Paris. Alors qu’on apprenait que de nouvelles attaques djihadistes se sont déroulées mardi au centre du Mali, faisant une vingtaine de victimes, entretien en visioconférence avec une femme de 75 ans qui ne prétend pas imposer de vérité et se contente de relater son expérience. Avant de tourner la page.

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