Saga

Le sort incertain de Julian Assange après son arrestation

Arrêté jeudi à Londres, le patron de WikiLeaks s’oppose à son extradition aux Etats-Unis, où il est inculpé pour piratage informatique. Grosse bataille politico-judiciaire en vue

L'Equateur a arrêté jeudi «un des membres clés de l'organisation WikiLeaks et proche de Julian Assange» accusé d'avoir «collaboré aux tentatives de déstabilisation du gouvernement» du président Lenin Moreno. Celui-ci a été interpellé alors qu'il s'apprêtait à quitter l'Equateur pour aller au Japon. Selon la ministre de l'Intérieur, Maria Paula Romo, ce collaborateur du site «travaillait de manière proche» avec l'ex-ministre des Affaires étrangères, Ricardo Patiño, du précédent président équatorien Rafael Correa (2007-2017), ainsi qu'avec «deux hackers russes qui vivent aussi en Equateur».

Que risque Julian Assange aux Etats-Unis? Arrêté jeudi matin à Londres, dans l’ambassade de l’Equateur où il était reclus depuis 2012, le patron de WikiLeaks pourrait y être extradé pour avoir publié des centaines de milliers de documents compromettants, notamment sur des bavures de l’armée. L’acte d’accusation américain, sous scellés jusqu’à son arrestation, révèle qu’il est accusé d’«association de malfaiteurs en vue de commettre un piratage informatique», et pas d’espionnage ni de trahison. Une peine passible de 5 ans de prison maximum, précise le Ministère américain de la justice sur son site. Rien n’indique toutefois que de nouvelles charges ne puissent être retenues ultérieurement contre lui. La bataille diplomatico-judiciaire ne fait que commencer.

Consulter ici: L’acte d’accusation américain visant Julian Assange