Dans le concert des réactions internationales condamnant le coup d’Etat militaire au Soudan et appelant à la libération des dirigeants civils arrêtés, les voix arabes ont été inaudibles, voire dissonantes. Certes la Ligue arabe, à la suite de l’Union africaine, a exprimé depuis Le Caire sa «profonde préoccupation» et appelé «toutes les parties à respecter l’accord de partage du pouvoir entre militaires et civils». De même, l’Organisation de coopération islamique, dominée par l’Arabie saoudite, a exhorté les dirigeants soudanais au «respect du document constitutionnel agréé en 2019» pour une période transitoire de deux ans.