Des ombres se faufilent dans la nuit pour rejoindre les abris. Stepanakert, ville fantôme. Des sirènes d’alerte retentissent. Un missile survole la ville. Les seuls rais de lumière sont ceux des phares des rares voitures qui osent encore circuler, pneus crissant sur l’asphalte. Une, deux, trois explosions brisent le silence parfait d’une cité qui semble morte. Sans incendie, impossible de déterminer quelles sont les cibles des missiles. Une heure après, c’est un bombardement d’une douzaine d’engins explosifs. Encore plus tard, un fracas écrasant est le dernier de cette quatorzième nuit de guerre, résurgence d’un conflit vieux de trente ans.