Le parvis du Duomo de Milan est le théâtre samedi de l’incarnation du rêve de Matteo Salvini. Les principaux partis nationalistes et souverainistes européens sont réunis sur la même scène et, à une semaine des élections continentales, le chef de la Ligue s’impose comme leur leader. Marine Le Pen, du Rassemblement national français, ou encore Geert Wilders, du Parti pour la liberté néerlandais, sont attendus à ses côtés. Au total, plus d’une dizaine de formations politiques ont accepté l’invitation, à l’exception notoire de Fidesz, du premier ministre hongrois Viktor Orban.

Le ministre italien de l’Intérieur réalise le rêve d’un autre homme. Steve Bannon voulait rassembler ces partis au sein de «The Movement». Mais l’ancien conseiller du président américain Donald Trump n’est pas attendu dans la capitale lombarde samedi. Son projet né il y a deux ans a pour l’heure échoué. L’année dernière, seuls les Italiens de la Ligue et de Fratelli d’Italia se sont joints au Parti populaire belge de Mischaël Modrikamen.