Idées

Steven Pinker: «La tendance au pessimisme ne cesse de s'affirmer»

Face aux populismes, à l’autoritarisme et aux oiseaux de mauvais augure, le professeur à Harvard est catégorique, chiffres à l’appui: jamais la situation mondiale n’a été si bonne

Le monde ne s’est jamais si bien porté! Quel que soit le critère retenu (violence, santé, éducation…) la situation apparaît bien meilleure aujourd’hui qu’il y a, disons, cinquante ans. A l’invitation de la Fondation Latsis, Steven Pinker a tenté de le démontrer cette semaine lors d’une conférence à l’Université de Genève. Ce professeur de psychologie à Harvard, considéré comme l’un des penseurs les plus influents de notre époque, aime prendre le contre-pied du «récit noir» ambiant. Sa foi? Le progrès, la science et ce qu’il appelle l’humanisme.

Le Temps: Dans votre dernier livre («Le Triomphe des Lumières», Ed. Les Arènes), vous faites l’apologie du «progrès». Or plus personne n’ose utiliser ce concept. C’est un livre qui aurait pu être écrit dans les années 1950?