Les eaux de l’est de la Méditerranée s’échauffent en ce milieu d’été. Une querelle de voisinage entre la Grèce et la Turquie a débordé pour devenir, au détriment de la seconde, une affaire régionale et européenne.

Le dernier épisode de ce feuilleton à rebondissements a commencé en début de semaine, quand la Turquie a envoyé son navire sismique Oruç Reis, escorté de plusieurs bâtiments militaires, dans une zone située entre l’île grecque de Crète, les rives de la province turque d’Antalya et l’île divisée de Chypre. Objectif: mener des prospections d’hydrocarbures dans ces eaux où la Turquie s’estime souveraine. Athènes, dénonçant une violation de ses frontières maritimes, a aussitôt réagi en mettant son armée en état d’alerte et en dépêchant sa marine pour «surveiller» la zone.