La droite et l’extrême droite suédoises qui présentent un contre-projet de loi ensemble, qui plus est sur l’immigration. Ce qui pouvait passer pour improbable il y a encore quelques mois est arrivé le dimanche 2 mai, à Stockholm, quelques heures avant le traditionnel grand débat télévisé des chefs de parti.

Dans sa proposition parlementaire, le gouvernement du social-démocrate Stefan Löfven, allié aux Verts, avait déjà choisi de pérenniser des mesures prises après la crise migratoire de 2015, pendant laquelle la Suède avait été le pays européen le plus accueillant avec plus de 160 000 réfugiés. Ces derniers n’auront droit qu’à des permis de séjour de trois ans, qui ne pourront devenir permanents que s’ils réussissent des tests de suédois et disposent de revenus suffisants. Pour le ministre des Migrations, Morgan Johansson, la Suède ne doit plus être «un aimant pour les demandeurs d’asile» et doit revenir à des normes qui sont celles de «la plupart des autres pays de l’UE».