La décision a été annoncée hier à Stockholm: la justice suédoise rouvre l’enquête sur les accusations de viol qui visent Julian Assange, rajoutant un épisode à ce véritable feuilleton judiciaire. «M. Assange étant incarcéré en Grande-Bretagne depuis le 11 avril, les conditions sont réunies pour demander sa remise (à la Suède) en vertu d’un mandat d’arrêt européen, a déclaré Eva-Marie Persson, procureure adjointe. Cette affaire suédoise remonte à 2010, quand deux femmes ont accusé le créateur de WikiLeaks, qui faisait alors une conférence à Stockholm, de viol et d’agression sexuelle. Faute de pouvoir interroger le principal suspect, réfugié à l’ambassade d’Equateur à Londres, la justice avait dû classer la procédure en 2017. Elle est donc réactivée aujourd’hui à la demande d’une des deux victimes, âgée d’une trentaine d’années à l’époque des faits, car «il y a toujours des causes probables de soupçonner un viol et une agression sexuelle», précise la procureure.