L'essentiel

Dimanche, la «NZZ am Sonntag» et la «SonntagsZeitung» affirment que le Conseil fédéral aurait demandé aux délégations des finances du Parlement 2,24 milliards de francs pour se procurer du matériel de protection.

Interrogé par «Le Matin Dimanche», Guy Parmelin envisage une réouverture prochaine des restaurants. Le ministre de l'économie rappelle que l'aide d'urgence octroyée par la Confédération ne doit pas «devenir un oreiller de paresse». 

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■ La situation sanitaire à Genève et dans le canton de Vaud

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) recensait dimanche, 315 personnes infectées par le Covid-19. Le nombre de malades hospitalisés n'avait pratiquement pas bougé par rapport à samedi. 35 patients se trouvaient aux soins intensifs, contre 34 la veille et 33 personnes intubées.
Le canton comptait 4690 personnes testées positives au Covid-19, soit 71 nouveaux cas par rapport aux précédents chiffres fournis par le service du médecin cantonal samedi. 193 personnes sont jusqu'à présent morte du Covid-19 à Genève.

De son côté, le canton de Vaud déplore un nouveau décès lié au Covid-19, selon le pointage publié dimanche par les autorités sanitaires, ce qui porte le total à 292. Depuis vendredi, Vaud compte le plus grand nombre de décès, devant le Tessin (281).

Après plusieurs jours de baisse, les hospitalisations en cours ont légèrement augmenté: 248 patients sont à l'hôpital, soit 4 de plus que la veille. Parmi eux, 58 sont aux soins intensifs, soit un de moins que la veille.

 


■ Un vol ramène 169 Suisses d'Amérique latine au pays

169 Suisses ont atterri dimanche après-midi à Zurich dans le cadre d'un vol de rapatriement en provenance d'Amérique du Sud. L'avion est parti de Quito puis de Buenos Aires. A bord se trouvaient aussi 141 passagers d'autres pays, dont 49 résidant en Suisse.

Le vol a pu voir le jour grâce à la collaboration entre le centre de crise du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), les ambassades suisses en Equateur et en Argentine et la compagnie aérienne Edelweiss, écrit le département dimanche. Il s’agit du 9e vol en provenance d’Amérique latine organisé par la Suisse.

Le DFAE conduit actuellement la plus grosse opération de rapatriement de son histoire. De nombreux Suisses ont pu profiter de vols organisés par d'autres pays pour rentrer.

Hans-Peter Lenz, chef du centre de gestion des crises du DFAE, qui coordonne ces opérations, avait annoncé la semaine dernière la fin prochaine de cette action de rapatriement. Plus de 30 vols ont été organisés jusqu'ici.


■ A Paris, des trace de Covid dans l'eau non potable

Des «traces infimes» de Covid-19 ont été découvertes dans le réseau d'eau non potable de la ville de Paris, utilisé notamment pour nettoyer les rues, mais il n'y a «aucun risque pour l'eau potable», a annoncé dimanche la mairie de la capitale française.

Le laboratoire de la régie municipale Eau de Paris a découvert «ces dernières 24 heures» la présence en quantité infime de traces du virus sur 4 des 27 points de prélèvements testés, ce qui a conduit la mairie a suspendre immédiatement l'usage de son réseau d'eau non potable, dans le cadre du «principe de précaution», indique la Ville à l'AFP. Mais l'eau potable, qui dépend d'un autre réseau «totalement indépendant», «ne présente aucune trace de virus Covid» et «peut être consommée sans aucun risque», assure la mairie.


■ Les joueurs de l'AS Roma renoncent à quatre mois de salaire

Les joueurs de l'AS Roma et leur entraîneur Paulo Fonseca ont renoncé à quatre mois de salaire, a annoncé dimanche le club, confronté comme d'autres à des difficultés économiques liées à la pandémie de coronavirus.

Selon le communiqué du club italien, les joueurs ne seront pas payés pour les mois de mars, avril, mai et juin. Si le championnat, interrompu depuis le 9 mars, devait reprendre, le club, le staff et les joueurs se sont mis d'accord sur un système de bonus fixés en fonction de divers objectifs sportifs à atteindre. Ils ont également accepté de payer directement aux employés du club mis au chômage partiel la différence entre ce qu'ils reçoivent actuellement et leur salaire normal.

«Le capitaine Edin Dzeko, tous les joueurs et Paulo ont montré qu'ils comprenaient vraiment ce que représente ce club et nous les remercions également pour leur geste magnifique en faveur de nos employés», a réagi Guido Fienga, le directeur général de la Roma.

Parmi les clubs de Serie A, la Juventus et Parme avaient déjà annoncé avoir trouvé un accord de baisse des salaires. Le principe avait été validé par l'ensemble des clubs lors d'une assemblée générale de la Ligue. La Fédération italienne a répété vendredi son souhait de reprendre la saison «fin mai-début juin».


■ Le Royaume-Uni enregistre 596 morts supplémentaires

Le Royaume-Uni a enregistré 596 morts supplémentaires ce qui porte à plus de 16 000 de nombre de plus de 16.000 au total.
Le gouvernement britannique a annoncé dimanche 596 morts supplémentaires à l'hôpital de patients atteints par le nouveau coronavirus, ce qui porte à plus de 16 000 le nombre total de décès dus au virus dans le pays.

Au total, 16 060 personnes sont décédées de la maladie Covid-19 à l'hôpital et 120 067 personnes ont été testées positives au virus, a annoncé le ministère de la Santé.


■ La majorité des orthodoxes fêtent Pâques à la maison

Plus de 260 millions de chrétiens orthodoxes célébraient dimanche Pâques dans des conditions exceptionnelles, les autorités les ayant globalement invités à rester chez eux pour limiter la propagation du nouveau coronavirus, même si des rassemblements ont été maintenus.

Les orthodoxes ont fêté cette année la résurrection du Christ une semaine après les catholiques et les protestants, qui observent un autre calendrier. Le 12 avril, les célébrations de Pâques avaient donné lieu à des scènes ahurissantes de lieux de culte quasiment déserts.

Dans l'ensemble, les orthodoxes -- qui vivent principalement en Europe orientale et en ex-URSS -- ont donc vécu dimanche une Pâque confinée, même si dans certains pays les traditions sont passées avant les règles de distanciation.

Le président bélarusse Alexandre Loukachenko, qui conteste activement la gravité de l'épidémie, s'est rendu dans une chapelle à la campagne. «Je n'approuve pas ceux qui ont fermé aux gens la voie vers l'église», a-t-il déclaré, cité par l'agence étatique Belta.

En Ukraine, l'Eglise orthodoxe rattachée au Patriarcat de Moscou avait encouragé les fidèles à se réunir même si très peu d'entre eux l'ont fait à Kiev, a constaté un journaliste de l'AFP. Cette Eglise est pleinement touchée par l'épidémie, l'un de ses monastères dans la capitale ukrainienne étant devenu un foyer de la maladie avec près de 140 contaminations et la mort de trois moines.

Pour l'exemple, le président Vladimir Poutine a fêté Pâques dans une petite chapelle de sa résidence officielle. «Cette année les célébrations ont lieu avec des restrictions forcées», a-t-il regretté dans une vidéo, assis à une table décorée de gâteaux de Pâques. De nombreux lieux de culte sont toutefois restés ouverts dans des dizaines de régions de Russie, qui compte 42 853 cas de coronavirus, dont 361 mortels.


■ 180 migrants en quarantaine sur un ferry face à Palerme

L'Italie, tout comme Malte et la Lybie ont déclaré leurs propres ports non sûrs pour le débarquement des personnes sauvées en mer, dont la prise en charge est actuellement compliquée par la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.

Dimanche, 34 personnes secourues par l'ONG espagnole Aita Mari ont ainsi été transférées sur le ferry Rubattino amarré face au port de Palerme. Elles ont rejoint 146 migrants, installés vendredi après avoir été sauvées par l'Alan Kurdi, bateau d'une organisation humanitaire allemande, Sea Eye.

Les 180 migrants du Rubattino doivent être testés, avant une quarantaine de 14 jours. Selon les médias italiens, ils doivent être ensuite répartis dans divers pays de l'Union européenne.


■ En Suisse, 336 nouveaux cas en 24 heures

Le nombre de nouveaux cas de coronavirus en Suisse a augmenté de 336 en un jour, soit 10 de plus que la veille. Au total, le pays compte 27 740 cas confirmés depuis le début de l'épidémie de Covid-19, selon les chiffres de l'OFSP publiés dimanche.

A l'heure actuelle, 1135 personnes testées positives sont décédées en Suisse, soit 24 de plus en 24 heures. Sur les 1094 personnes décédées pour lesquelles les données sont complètes, 97% souffraient d’au moins une maladie préexistante. Les trois maladies préexistantes les plus fréquemment mentionnées étaient l'hypertension (64%), les maladies cardiovasculaires (56%) et le diabète (27%).


Au total, au moins 3271 personnes ont été hospitalisées en lien avec une infection au Covid-19 confirmée en laboratoire. Leur âge allait de 0 à 101 ans, avec un âge médian de 72 ans. 61% des personnes hospitalisées étaient des hommes et 39% des femmes. Avec 957 cas pour 100 000 habitants, Genève est le canton le plus touché par l'épidémie en Suisse.


■ En Suisse, 40% des restaurants pourraient faire faillite

La décision du Conseil fédéral de rouvrir une partie des commerces dont les salons de coiffure dès le 27 avril a été fort critiquée par les représentants des secteurs maintenus fermés comme celui de la restauration. Dans plusieurs médias ce week-end, le président de Gastrosuisse Casimir Platzer a tiré la sonnette d'alarme. «Si les restaurants ne peuvent pas ouvrir en mai, Gastrosuisse s'attend à ce que 30% à 40% d'entre eux fassent faillite», affirme-t-il.

A l'appui de cette inquiétude, M. Platzer cite la hausse des chiffres du chômage en mars: «elle est de 45,3% dans l'hôtellerie pendant que dans tous les autres secteurs ce chiffre est inférieur à 30%». La perte de chiffre d'affaires de l'industrie hôtelière est énorme, ajoute le patron de la faîtière. A fin avril, elle s'élèvera à quatre milliards de francs. Et au terme de chaque mois supplémentaire, il faudra ajouter 2,5 milliards.

Casimir Platzer est convaincu que les restaurants peuvent, à l'aune d'autres commerces, ouvrir tout en respectant des mesures de protection strictes. «Nous demandons que nos propositions soient examinées et que des mesures d'ouverture progressive soient élaborées avec nous».


■ 160 000 victimes du coronavirus dans le monde

La pandémie de nouveau coronavirus a fait plus de 160 000 morts dans le monde, dont près des deux tiers en Europe, depuis son apparition en Chine en décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles dimanche.

Au total, 160.502 décès ont été recensés dans le monde (pour 2 331 318 cas), dont 101 398 en Europe (1 151 820 cas), continent le plus touché. Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de morts (39 090), devant l'Italie (23 227), l'Espagne (20 453), la France (19 323) et le Royaume-Uni (15 464).


■ La mortalité continue de baisser en Espagne

Le bilan quotidien de la pandémie en Espagne baisse à 410 morts
L'Espagne a enregistré 410 morts au cours des dernières 24 heures en forte baisse par rapport aux 565 recensés la veille, a annoncé dimanche le ministère de la Santé.

Le bilan total de la pandémie, dans le pays le plus frappé au monde derrière les Etats-Unis et l'Italie, s'élève à 20 453 morts. Le nombre de cas confirmés se monte à 195 344, avec 4218 nouveaux cas en 24 heures.


■ Le Premier ministre Edouard Philippe doit esquisser le déconfinement

Les Français devront-ils le 11 mai sortir masqués ? Comment rouvriront les écoles ? Edouard Philippe doit esquisser les premières pistes du déconfinement dimanche, alors que l'épidémie de Covid-19 qui frôle déjà les 20 000 morts oblige l'Etat à secourir les grandes entreprises, à commencer par Fnac Darty.

Un mois de confinement a ralenti la contagion, sans la stopper. Le nombre d'hospitalisations et d'admissions en réanimation recule depuis plusieurs jours mais le bilan continue de s'alourdir, avec 19 323 morts décomptés samedi, soit 642 morts de plus en 24 heures.

Dans une économie paralysée, le gouvernement veut montrer qu'il portera secours aux grands groupes français. Le distributeur Fnac Darty a annoncé dimanche avoir obtenu un prêt de 500 millions d'euros dont 70% garantis par l'Etat, afin de pouvoir redémarrer avec un socle de liquidités.

C'est le premier prêt que l'Etat octroie à une grande entreprise française, a souligné le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Sur le front sanitaire, dans l'absence de traitement pour l'instant rien n'est réglé, comme devraient le rappeler le Premier ministre et son ministre de la Santé Olivier Véran lors de leur conférence de presse à 17h30, aux côtés du directeur général de la Santé Jérôme Salomon et de la professeure Florence Ader, infectiologue à l'hôpital de la Croix-Rousse de Lyon.

Ce nouvel exercice de pédagogie ne fournira pas toute les réponses. Le gouvernement présentera seulement fin avril un plan global, piloté par le haut fonctionnaire et maire Jean Castex, bombardé «monsieur déconfinement» par Emmanuel Macron.


■ Guy Parmelin n'exclut pas une réouverture prochaine des restaurants

«Je n'exclus pas que les restaurants puissent rouvrir dans quelques semaines peut-être», indique Guy Parmelin dans une interview avec Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. «Cela dépend de l'évolution de la situation», ajoute-t-il. Le Vaudois précise que la situation est évaluée en permanence et que le Conseil fédéral peut «effectuer un bilan circonstancié à chaque de ses séances hebdomadaires».

Interrogé si les 60 milliards d'aide fédérale prévue suffiront, le conseiller fédéral a expliqué que cela dépendra dans quelle mesure l'on pourra travailler plus ou moins normalement durant l'été. Il souligne que cette aide est une aide d'urgence et ne doit pas «devenir un oreiller de paresse». Les secteurs ou branches qui sortent de l'isolement ou peuvent rouvrir doivent donc renoncer rapidement au chômage partiel et aux aides fédérales, estime-t-il.

Guy Parmelin reconnaît que toutes les pertes ne pourrons jamais être couvertes par les mesures fédérales d'amortissement mais souligne que ces mesures ne peuvent être maintenues pour une durée idéterminée. «Ces 60 milliards sont une somme énorme et l'argent ne tombe pas du ciel. Nous ne pouvons pas imposer aux générations futures une dette démesurée», relève-t-il.

Quant aux entreprises qui ont recours au chômage partiel tout en continuant à verser des dividendes, le Vaudois estime qu'elles doivent faire preuve de retenue. «C'est un mauvais signe», note-t-il tout en rappelant que le Conseil fédéral n'a pas pris de décision à ce propos.


■ 550 millions de masques et 8 millions de kit de dépistage

Pour faire face à l'épidémie de Covid-19, le Conseil fédéral a l'intention d'acheter du matériel pour un montant allant jusqu'à 2,24 milliards de francs, rapportent la NZZ am Sonntag et la SonntagsZeitung en se basant notamment sur une demande confidentielle que le Conseil fédéral a adressée aux délégations des finances du Parlement.

Dans les quatre prochains mois, le gouvernement veut se procurer 550 millions de masques de protection de toutes sortes. Il souhaite également acheter 1000 nouveaux respirateurs, 8 millions de kits de dépistage, 190 millions de gants jetables ainsi que 48 millions d'unités de désinfectant pour les mains. Selon la SonntagsZeitung, les prix calculés par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) pour se procurer le matériel sont sources d'inquiétude car dans certains cas les prix proposés sont quatre fois plus élevés que ce que d'autres entreprises paieraient pour les mêmes marchandises.


■ Des stars confinées chantent contre le virus

Initié par la chanteuse Lady Gaga, le concert mondial virtuel «One World: Together At Home» («Un monde, ensemble chez soi»), soutenu par le mouvement Global Citizen en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé, se voulait un «cri de ralliement» en faveur des soignants et des ONG locales.

Depuis leurs canapés, des spectateurs confinés du monde entier ont pu assister à un concert en ligne hors norme rassemblant des dizaines de stars, dont Taylor Swift, les Rolling Stones, Paul McCartney, Elton John ou encore la Française Christine and the Queens, en soutien aux soignants, en première ligne dans la lutte contre la pandémie.

L'évènement, dans la nuit de samedi à dimanche, était l'occasion de découvrir les stars jouant depuis chez elles, dans l'intimité de leurs salons, comme de nombreux musiciens qui se sont mis à donner des concerts privés sur les réseaux sociaux, depuis leur cuisine ou leur terrasse.

Les quatre membres des Rolling Stones ont ainsi joué, chacun depuis son salon, leur tube You can't always get what you want, la vidéo de chacun apparaissant sur un écran divisé en quatre, Charlie Watts improvisant une batterie avec des objets du quotidien, Mick Jagger lançant un baiser à la caméra à la fin.


■ En Italie, le coronavirus nourrit l'euroscepticisme

L'Italie se découvre de plus en plus eurosceptique, un sentiment né de ce que beaucoup considèrent comme l'absence de solidarité européenne lors des crises migratoires récentes, aujourd'hui exacerbé par la pandémie de coronavirus.

Selon divers sondages réalisés en avril et publiés sur le site du gouvernement, 71% des Italiens pensent que la pandémie de coronavirus détruit l'UE et environ 55% seraient d'accord pour sortir de l'Union et/ou de l'euro. Des chiffres impressionnants dans un pays pilier de l'Union et historiquement très europhile.

Rome a reproché à certains partenaires, notamment l'Allemagne et les Pays-Bas, aveuglement et d'égoïsme pour avoir refusé une mutualisation de la dette née de la pandémie par l'émission de «coronabonds» ou «eurobonds», qui sont devenus en Italie un enjeu de politique intérieure. Cette opposition pour lutter contre les conséquences de la pandémie a apporté de l'eau au moulin des partis italiens d'extrême droite eurosceptiques et souverainistes. 

Le gouvernement italien «n'a pas une idée claire de son pouvoir de négociation car en ce moment c'est nous qui décidons si l'Europe existe. Tout le monde comprend qu'une Europe sans Grande-Bretagne et sans Italie n'existe plus, il ne reste qu'une grande Allemagne qui écrase même la France», a déclaré vendredi Giorgia Meloni, cheffe de Fratelli d'Italia (FDI, extrême droite), un parti crédité d'environ 13,5% d'intentions de vote. Même son de cloche chez Matteo Salvini, le patron de la Ligue (extrême droite), dont l'étoile a pâli depuis son départ du gouvernement en août 2019 mais dont le parti reste le premier en Italie avec environ 28,5% d'intentions de vote.

La polémique porte essentiellement sur la réunion du conseil européen de la semaine prochaine qui doit discuter des mesures possibles pour une réponse économique commune au coronavirus. Le Fonds monétaire international (FMI) estime que le Produit intérieur brut (PIB) de l'Italie devrait chuter de 9,1% cette année.


■ Un désert à Tokyo


■ Les joueurs de l'équipe de foot de Wuhan de retour chez eux

Les joueurs de l'équipe de football de Wuhan ont fait leur retour samedi soir dans la ville du centre de la Chine, épicentre de la pandémie de coronavirus, après plus de trois mois passés loin de leurs familles. 

L'équipe avait quitté Wuhan le 2 janvier pour préparer la saison 2020 dont le coup d'envoi, prévu le 22 février, a été reporté en raison du coronavirus.

Ils ont notamment séjourné à Canton et à Malaga en Espagne, où ils se trouvaient lorsque l'accès à Wuhan, métropole de onze millions d'habitants, a été interdit fin janvier.

Lorsque la pandémie a atteint l'Espagne en mars, ils ont pu regagner la Chine via l'Allemagne pour atterrir le 16 mars à Shenzhen.

Ils sont restés trois semaines à Shenzen en quarantaine pour s'assurer qu'aucun joueur et entraîneur ne soit atteint par le Covid-19. Ils ont ensuite séjourné à Foshan où ils ont pu s'entraîner normalement. La reprise de l'entraînement, sous la conduite du technicien espagnol Jose Gonzales, est programmée dès mercredi, a précisé le club, 6e du dernier Championnat de Chine dont la saison 2020 pourrait reprendre fin juin selon la presse chinoise.