Chez les Folino, on vote à gauche. Installée dans la commune de Carouge, la petite Italie genevoise, la famille, binationale, ne manquerait pour rien au monde une élection: «En Suisse, on vote plusieurs fois par année. En Italie, pour une fois qu’on demande notre avis, il faut le donner!» résume Giuseppe, 57 ans, né en Calabre, aujourd’hui travailleur dans une entreprise de fruits et légumes. Assis dans le salon, tasses de café et cantucci sur la table, le père de famille espère que ses compatriotes installés en Suisse se mobiliseront pour les législatives anticipées du 25 septembre. «Rien que pour ne pas se faire oublier», souligne son fils Pietro, 29 ans, juriste.