Alors que le scandale de la dioxine se poursuit en Allemagne, en Angleterre et aux Pays-Bas avec la saisie de denrées et la menace de fermeture d’exploitations, la Suisse reste pour l’instant épargnée. Aucune marchandise contaminée n’y a encore été détectée, a indiqué vendredi l’OFSP.

Roland Charrière, directeur suppléant de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et responsable de l’unité protection des consommateurs s’est montré rassurant vendredi sur les ondes de la RSR. «En Suisse chaque livraison qui passe la frontière est enregistrée dans le système de l’administration fédérale des douanes», a-t-il déclaré.

Ce système permet de savoir «quelles sont les entreprises importatrices en Suisse et quel est le type de produits importés», a- t-il expliqué. M. Charrière a indiqué que l’OFSP avait «directement fait ce travail» avec les douanes et «envoyé une liste aux autorités cantonales de manière à pouvoir effectuer des contrôles».

Selon les informations à disposition, «nous n’avons pas eu d’importations» de denrées alimentaires contaminées en Suisse, a affirmé M. Charrière.

Jusqu’à présent, tous les échantillons prélevés chez les grands détaillants se sont révélés négatifs, ont indiqué ces derniers.

Après l’éclatement du scandale, Aldi Suisse a relevé ses standards de sécurité. «Des tests supplémentaires seront effectués, aussi bien dans nos propres laboratoires que dans des laboratoires externes», a indiqué à l’ATS le porte-parole d’Aldi, Sven Bradke.

Aucun produit à teneur augmentée en dioxine n’est non plus parvenu à la vente chez le discounter allemand Lidl et les grands distributeurs Migros et Coop. Aucune marchandise (oeufs ou viande) provenant des exploitations interdites n’a été livrée aux quatre détaillants.

Les oeufs bio proviennent pour la plupart d’exploitations suisses, mais des oeufs importés se trouvent également sur les rayons des supermarchés et viennent en partie d’élevages au sol en Allemagne. Coop et Migros reçoivent en outre de l’étranger une préparation à base d’oeufs pour l’élaboration de pâtisseries ou de pâtes alimentaires.

Trois fournisseurs livrent cette préparation à Coop. Ils ont tous certifié par écrit que la marchandise qu’ils lui livrent n’était pas touchée, a fait savoir le distributeur.

Pour l’instant, aucune baisse de la demande n’est perceptible, ont annoncé à l’unisson tous les grossistes de Suisse. Il en va autrement en Allemagne où les clients boudent les oeufs sur les rayons.