David Abrams a déjà quelques beaux succès à son actif. Se décrivant tour à tour comme un «activiste juif» ou comme un «sioniste passionné», cet avocat new-yorkais ne manque pas une occasion de mener à bien son «travail en faveur d’Israël» devant les tribunaux américains. Sa dernière affaire en cours est importante: quelque 160 millions de francs suisses sont en jeu. Et la Suisse est directement concernée. La Confédération a-t-elle financé, à Gaza, un projet lié au terrorisme? Ce ne sera pas à elle de payer. Mais d’autres devront peut-être le faire pour elle.

Victoire légale

Le système juridique américain est plein de ressources, que David Abrams s’emploie à exploiter à plein depuis plusieurs années. En avril dernier, il a ainsi remporté une bataille légale contre une vénérable ONG norvégienne, Norwegian People’s Aid (NPA, l’Aide populaire norvégienne). Créée en 1939, l’ONG est présente dans une trentaine de pays et elle est particulièrement active dans les questions liées au déminage et à l’aide au développement.