L’essentiel

Le Conseil fédéral a présenté des mesures de desserrement, dès lundi prochain, plus larges que ce qu'il avait évoqué le 12 mai. Outre la réouverture complète des restaurants, il y aura jauge de 30 personnes pour les réunions privées à l'intérieur.

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Quarante organisations ont envoyé mercredi une lettre ouverte à l'OMS pour demander l'ouverture d'une enquête indépendante sur l'affaire du camouflage d'un rapport critique sur la gestion italienne de la pandémie.

L’Union européenne et l’entreprise pharmaceutique AstraZeneca se retrouvent ce mercredi devant la justice belge en raison de la présumée violation des obligations du laboratoire, qui n’a pas livré les quantités de vaccins promises aux Vingt-Sept.

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996 cas supplémentaires de coronavirus ont été enregistrés depuis hier en Suisse. C'est la première fois depuis début octobre que le nombre de nouveaux cas passe sous la barre des 1000. On déplore 2 nouveaux décès et 45 malades ont été hospitalisés.

Retrouvez notre suivi de la journée de mardi.


■ La Belgique restreint le vaccin J&J aux plus de 40 ans

Les autorités belges ont annoncé mercredi restreindre le vaccin anti-covid de Johnson & Johnson (Janssen) aux plus de 40 ans, dans l'attente des résultats d'une enquête du régulateur européen EMA sur le décès en Belgique d'une patiente jeune vaccinée pouvant avoir développé des effets secondaires graves. Cette patiente de moins de 40 ans, «admise avec une thrombose sévère» et un «déficit de plaquettes sanguines», est décédée le 21 mai, a indiqué la Conférence interministérielle (CIM) Santé publique dans un communiqué. Elle avait été vaccinée avec le vaccin unidose de Janssen via son employeur «en dehors de la campagne belge», est-il précisé.

Les responsables de l'Agence européenne du médicament (EMA), le gendarme européen du secteur pharmaceutique, ont été «invités à évaluer le plus rapidement possible le lien entre le décès et l'administration du vaccin». Dans l'attente du résultat de cette enquête et «d'une analyse bénéfices-risques plus détaillée par l'EMA» sur le vaccin Janssen, les autorités sanitaires belges ont décidé de le limiter aux personnes de plus de 40 ans.

Le vaccin de Johnson & Johnson, tout comme celui d'AstraZeneca, est suspecté d'engendrer de très rares cas de thromboses atypiques, le plus souvent chez les jeunes. Les deux sérums utilisent la même technologie de l'adénovirus.

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■ Mathieu Jaton: «Le Montreux Jazz est dans les clous»

Le directeur du Montreux Jazz Festival (MJF) est «plutôt rassuré» après les dernières annonces d'Alain Berset. Le Conseil fédéral «formalise les choses comme on l'avait imaginé: nous sommes ravis d'être dans les clous !», a expliqué Mathieu Jaton à Keystone-ATS.

Le festival se tiendra comme prévu du 2 au 17 juillet dans une version réduite et inédite. Avec deux espaces payants – une scène érigée sur le lac qui devrait accueillir 500 personnes et une autre dans la salle Belle Epoque du Montreux Palace avec 250 places – ainsi que deux lieux accessibles gratuitement, mais sur inscription, dans les jardins et le Grand Hall de l'hôtel. Quelques incertitudes subsistent concernant les jauges et l'accueil du public. Les derniers détails seront finalisés avec les autorités cantonales, qui doivent délivrer une autorisation.

Sous cette forme réduite, le festival pourrait accueillir entre 1200 et 1500 personnes par jour, environ dix fois moins que d'habitude. Mais comme le public sera disséminé entre quatre scènes, le MJF ne devrait pas être soumis aux règles des grandes manifestations de plus de 1000 personnes, notamment au certificat de vaccination. Mais Mathieu Jaton reste prudent: «C'est encore à confirmer. Nous allons en discuter avec les autorités cantonales». La programmation sera annoncée mardi. La billetterie ouvrira une semaine plus tard, le 8 juin.


■ Appel à une investigation sur le rapport italien que l'OMS a tenté d'enterrer

Des dizaines d’organisations demandent à l’Assemblée mondiale de la santé de lancer une évaluation indépendante après le retrait par l’OMS d’un document critique sur la réponse italienne à la pandémie. Elles souhaitent des excuses formelles de l’institution.

Dans une lettre ouverte à la présidente de la réunion des 194 membres de l'OMS, qui se déroule actuellement à Genève, 40 organisations (dont Transparency International, le Réseau international des lanceurs d'alerte et le Projet sur la responsabilité des gouvernements) demandent une réforme des mécanismes de l’institution sur les lanceurs d’alerte et exigent que les représailles contre le docteur italien Francesco Zambon, qui a piloté le rapport retiré, soient abandonnées.

En mai 2020, Ranieri Guerra, haut fonctionnaire italien alors directeur général adjoint de l'OMS, avait obtenu le retrait d'un document critique sur la réponse de son pays à la pandémie, après l'avoir demandé, selon lui, au patron de l'organisation Tedros Adhanom Ghebreyesus. La justice italienne a ouvert une investigation sur la réponse à la pandémie. Elle soupçonne également Ranieri Guerra de leur avoir menti.

Principal responsable du rapport, retiré un jour après avoir été publié en ligne, Francesco Zambon avait abouti à des diagnostics accablants. Celui qui a démissionné fin mars affirmait notamment que le plan de préparation aux pandémies, qui remontait à une quinzaine d'années, n'était plus adapté. Il dénonçait également une réponse «improvisée» au coronavirus dans ce pays.

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■ Taïwan accuse la Chine d'entraver les commandes de vaccin Pfizer

Taïwan a accusé mercredi la Chine d'entraver ses efforts pour obtenir des vaccins Pfizer/BioNTech depuis l'Allemagne, alors que l'île se débat face à une flambée des cas de Covid-19 et aux lenteurs de la campagne de vaccination. «Nous avions presque finalisé la signature du contrat avec le fabricant allemand à un moment donné, mais elle a été retardée jusqu'à maintenant parce que la Chine est intervenue», a déclaré la présidente Tsai Ing-wen dans un message publié sur sa page Facebook.

Des responsables taïwanais avaient déjà laissé entendre en février que la Chine créait des difficultés, mais s'étaient abstenus de nommer explicitement Pékin. Les autorités taïwanaises n'ont pas précisé les raisons pour lesquelles la Chine faisait obstacle à l'obtention de ces vaccins. Le distributeur de Pfizer/BioNTech pour la région de la Chine – qui comprend Taïwan – est Fosun Pharma, basé à Shanghai.

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Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a déclaré mercredi que «l'accès de Taïwan aux vaccins en provenance du continent se fait sans problème», avant de lancer: «nous ne reconnaissons pas cette soi-disant présidente, elle n'est que la dirigeante d'une région de la Chine».


■ En Suisse, la reprise des grands événements se fera en trois étapes

Le retour du public dans les grandes salles de spectacles ou les événements en plein air se concrétise. Le Conseil fédéral a fixé mercredi le calendrier et les conditions pour organiser à nouveau des manifestations d'envergure, accueillant plus de 1000 personnes.

L'ouverture se fera en trois étapes, échelonnées du 1er juin au 20 août. Dès la semaine prochaine, les cantons pourront organiser jusqu'à cinq événements pilotes chacun. Ces manifestations pourront accueillir 600 personnes en salle et 1000 personnes en plein air. Le masque ne sera pas obligatoire lors d'événements en extérieur sur des places assises.

Les grands événements seront autorisés dès le 1er juillet. En salle, ils pourront accueillir un maximum de 3000 personnes. A l'extérieur, les événements avec place assise seront limités aux deux tiers de la capacité et à un maximum de 5000 personnes. Pour les événements en plein air avec des places debout, comme les festivals en plein air, la limite passera à 3000 personnes qui devront porter un masque et seule la moitié de la capacité pourra être atteinte. Ces manifestations ne seront ouvertes qu'aux personnes entièrement vaccinées, guéries du Covid-19 ou qui présentent un test négatif. Le certificat covid sera utilisé dès qu'il sera disponible.

La troisième étape interviendra le 20 août. A partir de cette date, les grands événements réunissant 10 000 personnes pourront avoir lieu. Le délai a été avancé d'une dizaine de jours après la consultation. Les manifestations en salle ne seront soumises à aucune restriction. Pour les événements en plein air avec places assises obligatoires, il n'y aura pas de limite de spectateurs. Cette étape entrera en vigueur si la phase de stabilisation – qui prévoit que toutes les personnes qui le souhaitent auront été vaccinées – se confirme.


■ Le Conseil fédéral desserre l'étau davantage que prévu

Le Conseil fédéral a tranché après consultation des cantons. Les nouveaux desserrements entreront en vigueur lundi prochain, le 31 mai.

Alain Berset parle de «perspectives positives, même si nous ne sommes pas au bout du chemin». Il qualifie les mesures présentées comme «un pas substantiel»: de fait, les décisions vont plus loin que ce qui avait été présenté en consultation le 12 mai.

Les mesures principales:

  • Les restaurants rouvrent pleinement dès lundi;
  • Il y aura un maximum de quatre personnes par table, six à l'extérieur;
  • Il n'y aura pas d'obligation de port du masque aux tables hors consommation – Alain Berset évoque la perspective de l'Euro pour illustrer la difficulté de faire tenir une telle contrainte;
  • Tous les clients devront être enregistrés;
  • Les salles de spectacles ou de sport peuvent accueillir jusqu'à 100 personnes, 300 à l'extérieur;
  • A l'intérieur, les réunions privées peuvent compter jusqu'à 30 participants – là, c'est nouveau par rapport aux propositions énoncées le 12 mai;
  • Pour les sports amateurs et les associations culturelles non professionnelles, la limite passe à 50 personnes à l'intérieur;
  • 50 aussi pour l'enseignement supérieur, et – c'est aussi nouveau –, il n'y a plus d'exigence de jauge pour les salles de cours, par exemple la moitié de leur capacité. Les universités et autres hautes écoles doivent présenter un concept de tests.

Concernant la troisième et dernière phase du plan de déconfinement, à savoir la levée des différentes restrictions, le ministre de la Santé a rappelé qu'elle dépendrait de l'avancée de la vaccination. Elle entrera en vigueur à partir du moment où toutes les personnes qui le souhaitaient auront eu accès au vaccin, «dans le courant du mois d'août, probablement».


■ 996 cas supplémentaires en Suisse depuis hier

La Suisse compte mercredi 996 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore deux décès supplémentaires et 45 malades ont été hospitalisés.

  • Durant les dernières 24 heures, les résultats de 22 475 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 4,43%.
  • Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 13 385, soit 154,83 nouvelles infections pour 100 000 habitants.
  • Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 0,94.
  • Les patients Covid-19 occupent 16,50% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 70,80%.
  • Au total 4 280 630 doses de vaccin ont été administrées et 1 504 464 personnes ont déjà reçu deux doses. La Suisse a reçu jusqu'à présent 4 830 975 doses de vaccins

■ Le taux de burn-out a doublé en France

Les burn-out, ou épuisements professionnels, «explosent» en France à la veille d'un retour progressif au bureau, selon un baromètre de la santé psychologique des salariés français, réalisé par OpinionWay et présenté mercredi. Les indicateurs de l'état psychologique des salariés demeurent par ailleurs «très inquiétants» avec 44% des salariés en détresse psychologique.

Le taux de dépression nécessitant un accompagnement chez les salariés reste à 36% et 56% des salariés au chômage partiel présentent un «risque dépressif». La fonction la plus exposée reste celle de manager, avec 52% d'entre eux en détresse psychologique.

En outre, après plus d'un an de crise sanitaire, la santé physique des Français se dégrade elle aussi, avec 40% des sondés qui disent avoir des problèmes de sommeil, 37% des douleurs et tensions musculosquelettiques, 19% des problèmes digestifs, 26% des maux de tête et 10% des nausées.


■ Le régulateur européen se prononcera vendredi sur une autorisation de Pfizer pour les jeunes

L’Agence européenne du médicament (EMA) a déclaré qu’elle statuerait vendredi sur l’autorisation du vaccin de Pfizer/BioNTech pour les 12-15 ans.

S'il est approuvé, le sérum sera le premier vaccin à obtenir le feu vert de l’EMA pour être administré aux jeunes dans les 27 pays de l’Union européenne. Pour le moment, son autorisation est limitée aux personnes de plus de 16 ans.


■ Easyjet renonce aux licenciements en Suisse

Easyjet Switzerland assure mercredi avoir renoncé à prononcer des licenciements dans le cadre de la réduction de sa voilure à l’aéroport de Bâle-Mulhouse annoncée il y a huit mois. Les effectifs ne s’en sont pas moins amenuisés d’une quarantaine d’équivalents plein temps.

Le recours à des départs contraints a pu être évité au travers de l’aménagement des pourcentages de temps de travail et du transfert d’une poignée de membres d’équipages de Bâle vers Genève. «Les 23 positions de pilotes et 45 places de personnel de cabine qui étaient à risque ont été grâce à ces mesures intégralement préservées», a précisé à AWP le directeur général, Jean-Marc Thévenaz.

La représentation helvétique du transporteur à bas coûts britannique avait en effet mis début octobre en consultation avec les représentants du personnel le sort d’environ 70 d’emplois, menacés par le retrait de deux de ses 12 appareils stationnés sur le tarmac rhénan. La base de Genève et ses 15 avions n’étaient pas concernés.


■ Un journal partenaire des JO de Tokyo demande leur annulation

La pression nationale s’accentue au Japon: après plusieurs patrons de grandes sociétés japonaises, c’est au tour du quotidien japonais Asahi, partenaire officiel des Jeux olympiques de Tokyo d’appeler mercredi à l’annulation de l’événement, qu’il a qualifié de «menace à la santé», alors que le pays subit actuellement une quatrième vague d’infections au coronavirus.

Dans un éditorial, le journal de gauche, deuxième quotidien national japonais en termes de diffusion a enjoint au Premier ministre nippon Yoshihide Suga d'«examiner la situation calmement et objectivement» et de «prendre la décision d’annuler les JO de cet été», estimant que face à l’incertitude liée à la situation sanitaire, leur tenue reviendrait à faire «un pari», selon lui «pas acceptable».

Le journal rappelle aussi les «propos confondants» du vice-président du Comité international olympique (CIO) John Coates, qui a déclaré la semaine dernière que les JO auraient lieu même si la ville de Tokyo devait rester sous un régime d’état d’urgence. La «nature égoïste» du CIO est «de nouveau apparue clairement» dans ces déclarations, fustige l’éditorial.


■ Fribourg veut mesurer l’impact de la crise sanitaire sur les jeunes

Le Conseil d’Etat fribourgeois veut mesurer dans les plus brefs délais l’impact de la crise du Covid-19 sur les jeunes. La démarche résulte du constat de terrain que les jeunes, surtout chez les 12-25 ans, ont subi et subissent encore de manière forte les effets de la pandémie. Les périodes d’arrêt de l’enseignement en présentiel, la mise entre parenthèses prolongée des activités sportives, culturelles et de loisirs, en sont notamment à l’origine.

L’idée principale consiste à dresser «très rapidement» un état des lieux des mesures déployées concrètement pour soutenir les jeunes dans la période covid et post-covid. Il s’agit aussi d’optimiser la coordination entre tous les acteurs impliqués et de proposer les mesures urgentes complémentaires qui se révéleraient nécessaires.

Le comité de pilotage en charge de la tâche réunit des représentants des services étatiques, mais aussi l’Association des communes fribourgeoises, le Réseau fribourgeois de santé mentale, les Justices de paix, l’association REPER, le Réseau fribourgeois des organisations de l’enfance et de la jeunesse frisbee ainsi que les jeunes eux-mêmes. L’entité s’appuiera sur un chef de projet mis à disposition par le Service de l’enfance et de la jeunesse.

Lire l’interview: Agnes von Wyl: «On pense trop souvent que les enfants ne peuvent pas avoir de troubles psychiques»


■ Perspectives économiques en Suisse: les analystes financiers se montrent optimistes

Les craintes inflationnistes semblent avoir peu d’effet sur l’optimisme des analystes financiers. Leur appréciation de la situation conjoncturelle en Suisse reste très favorable, à en croire le sondage mensuel mené par la grande banque Credit Suisse et la société CFA.

Pour la première fois en quatorze mois, l’ensemble des sondés considèrent la situation économique en Suisse comme bonne, précise le communiqué de presse. Les six prochains mois devraient être marqués par une amélioration tant sur le plan de la conjoncture que du marché du travail. Ainsi, pas un seul analyste interrogé ne craint une détérioration liée à une mutation du coronavirus ou aux goulets d’étranglement causés par la crise pandémique.

Cet optimisme n’est aucunement affecté par les perspectives de renchérissement, qui ont passablement troublé les marchés financiers ces dernières semaines. Il est peu probable que les taux d’inflation n’augmentent au cours des six prochains mois, ce qui devrait dissuader les banques de relever leurs taux d’intérêt, anticipent les sondés.


■ St-Gall lève l’obligation de porter le masque à l’école secondaire

Après Zoug, le canton de St-Gall lève à son tour l’obligation de porter le masque d’hygiène à l’école secondaire dès la semaine prochaine. La mesure était en vigueur depuis la fin octobre. D’ici à fin mai, les personnes de plus de 50 ans souhaitant se faire vacciner contre le Covid-19 auront eu l’occasion de le faire, justifient les autorités st-galloises. Pour les enseignants, l’obligation de porter le masque en classe est maintenue au-delà du 31 mai.

Autre assouplissement pour les élèves dès le mois de juin: les classes entières ne seront plus mises en quarantaine automatique à partir de plus de deux cas de coronavirus. A la place de cette mesure très impactante, les élèves des classes concernées devront provisoirement porter le masque. Les autorités entendent ainsi limiter au maximum l’enseignement à distance.

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■ L’UE et AstraZeneca s’expliquent devant le juge

La bataille entre l’Union européenne et AstraZeneca descend dans l’arène judiciaire mercredi pour une audience devant un tribunal belge consacrée à la présumée violation des obligations du laboratoire qui n’a pas livré les quantités de vaccins anti-covid promises aux Vingt-Sept.

Ces derniers réclament de recevoir les doses promises pour le premier trimestre 2021. L’échéance du contrat a été fixée à mi-juin, selon la Commission. L’UE estime que le laboratoire devra s’acquitter de pénalités financières s’il ne respecte pas ce calendrier. En face, AstraZeneca dément avoir manqué à ses obligations. Dès fin avril, le groupe a dénoncé une procédure «sans fondement».

Derrière le litige sur la lenteur des livraisons s’en profile un autre sur les priorités d’approvisionnement: les Européens reprochent aussi au géant pharmaceutique de n’avoir pas utilisé pour livrer l’UE ses deux usines britanniques, mentionnées dans le contrat, privilégiant le Royaume-Uni avec cette production.

La décision du juge des référés devrait être rendue d’ici quelques jours.

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■ Le Brésil franchit le cap des 450 000 morts du covid

Le Brésil a dépassé mardi le seuil des 450 000 morts du Covid-19, selon le dernier bilan du ministère de la Santé. Les épidémiologistes craignent une troisième vague de contamination. Au total, 452 031 décès ont été recensés depuis mars 2020, dont 2173 lors des dernières 24 heures, des chiffres officiels largement sous-évalués selon les spécialistes.

Mais ce qui préoccupe le plus les épidémiologistes est la hausse constante de la moyenne d’infections quotidiennes depuis le début du mois de mai avec son impact prévisible sur le nombre de morts dans les semaines à venir. Cette hausse pourrait être directement liée au fait que les autorités sanitaires des différents Etats du Brésil ont commencé à assouplir les restrictions il y a un mois, quand le nombre de décès amorçait une légère baisse.

La menace d’une troisième vague ne semble pas préoccuper le président d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui a pris la tête dimanche d’un défilé de plusieurs milliers de motards à Rio de Janeiro, suivi d’un bain de foule sans masque. Il a assuré que le Brésil vivait la «fin de la pandémie» et a fustigé les mesures de restrictions prises par les gouverneurs. Depuis trois semaines, une commission d’enquête du Sénat se penche sur les «omissions» du gouvernement durant la crise sanitaire, gérée de façon irresponsable pour la plupart des spécialistes.

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■ Un appel à la solidarité pour les pays fragiles

La Chaîne du Bonheur lance un nouvel appel aux dons pour aider les personnes touchées par la pandémie de coronavirus dans le monde. Les besoins humanitaires, immenses dans certains pays, nécessitent de toute urgence des moyens supplémentaires. Si en Suisse, une grande partie de la population peut commencer à souffler, à l’étranger le coronavirus se propage à toute allure, surtout dans certains pays d’Asie du Sud et d’Amérique latine, souligne mercredi la Chaîne du Bonheur dans un communiqué. Les populations les plus vulnérables sont confrontées à des conditions de vie encore plus difficiles.

«Non seulement les personnes les plus démunies sont les plus touchées par la pandémie, mais elles voient leur pauvreté s’aggraver, avec toutes les conséquences que l’on sait», indique Roland Thomann, directeur de la Chaîne du Bonheur. «Il s’agit d’une crise mondiale et seule la solidarité internationale pourra en venir à bout», rappelle Lukas Engelberger, président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé qui appuie l’appel aux dons.