L’essentiel

Le canton de Vaud a annoncé la fermeture prochaine des centres de vaccination de Gland, Aigle et de Beaulieu.

«Il est possible de mettre fin à la phase aiguë de la pandémie cette année», a affirmé lundi le chef de l’OMS.

Retrouvez  notre suivi de la journée de lundi.


■ Neil Young accuse Spotify de désinformation sur le covid et exige le retrait de sa musique

Le chanteur Neil Young a demandé à Spotify, dans une lettre ouverte finalement retirée de son site, de supprimer sa musique de la plateforme de streaming. Il accuse l’entreprise suédoise de désinformation sur le covid et les vaccins, via les podcasts du controversé Joe Rogan. «Je fais cela parce que Spotify diffuse de fausses informations sur les vaccins – causant potentiellement la mort de ceux qui croient à la désinformation qu’ils diffusent», a écrit le légendaire chanteur de Heart of Gold et Harvest Moon. «Je veux que vous fassiez savoir à Spotify dès AUJOURD’HUI que je veux que toute ma musique soit retirée de leur plateforme», poursuit Young, 76 ans, dans cette lettre, qui n’apparaissait plus mardi sur le site du chanteur, mais qui a été rapportée par le site internet du magazine Rolling Stone. «Ils peuvent avoir Rogan ou Young. Pas les deux», a ajouté l’artiste américano-canadien, dont le dernier album, Barn, est sorti fin 2021.

Contacté par l’AFP, Spotify n’a pas répondu dans l’immédiat. Mardi, la musique de Neil Young était toujours sur la plateforme. Le podcast de Joe Rogan (The Joe Rogan Experience) accumule des millions d’écoutes – il a signé un contrat estimé à 100 millions de dollars avec Spotify l’année dernière – mais il est accusé de colporter des théories du complot et de la désinformation, en particulier sur le Covid-19. Ce spécialiste des arts martiaux est accusé d’avoir découragé la vaccination chez les jeunes et d’avoir poussé à l’utilisation d’un traitement non autorisé, l’ivermectine, contre le virus. En décembre, 270 médecins, docteurs et professeurs avaient signé une lettre ouverte à Spotify en lui demandant de mieux lutter contre la désinformation, «un problème de société aux proportions dévastatrices».

Neil Young avait déjà retiré une grande partie de son répertoire musical de Spotify, en 2015, en évoquant des problèmes de qualité sonore. Puis il s’était ravisé, en soulignant que «c’est là que les gens obtiennent de la musique». Le chanteur dispose de ses propres archives en ligne, où les fans peuvent s’abonner à toute sa musique.


■ Un carnaval de Lucerne sans cortège cette année encore

Pandémie oblige, le carnaval de Lucerne devra probablement se passer cette année encore de ses cortèges. Le canton ne délivrera pas d’autorisation spéciale pour les organiser. Le ministre de la Santé Guido Graf (Centre) l’a annoncé mardi au Grand Conseil. Les grands évènements qui se déroulent sur des sites non délimités ne sont actuellement pas autorisés et restent interdits jusqu’à nouvel avis, a déclaré le conseiller d’Etat en réponse à un postulat urgent issu de l’UDC. La Confédération autorise, certes, les cantons à prévoir des exceptions dans ce domaine. Le gouvernement lucernois y renonce toutefois.

Sauf modification de l’ordonnance fédérale de protection contre le Covid-19, les cortèges lucernois n’auront donc pas lieu. En revanche, les évènements réunissant plus de 300 personnes à l’air libre dans des zones délimitées sont possibles si les participants sont vaccinés, guéris du coronavirus ou présentent un test négatif. L’ouverture du carnaval de Lucerne est agendée au 24 février prochain. Le carnaval de Lucerne est le deuxième de Suisse en affluence. A Bâle, le plus grand carnaval du pays doit, lui aussi, avoir lieu sans cortège et ce, du 7 au 9 mars. Ses organisateurs ont pris cette décision en décembre en raison de la pandémie. Le maintien de la manifestation et tant que telle n’est cependant pas encore assuré. Le gouvernement de Bâle-Ville entend se prononcer en février.


■ Des chercheurs zurichois établissent un score de risque pour le covid long

Des chercheurs zurichois ont établi un score de risque pour le covid long sur la base de différents facteurs, notamment deux classes d’anticorps présents dans le sang des patients. Ces travaux publiés dans la revue Nature Communications ouvrent des pistes prédictives et thérapeutiques contre les symptômes de longue durée.

L’équipe d’Onur Boyman, immunologue à l’Université et Hôpital universitaire de Zurich, a analysé les données de 175 personnes testées positives au coronavirus lors de la première vague de la pandémie. Parmi celles qui ont connu une forme légère de la maladie, 54% ont eu des symptômes persistants au-delà de quatre semaines. Chez les patients gravement malades, cette proportion a atteint 82%. Les chercheurs ont identifié différents facteurs de risque pour le Covid long, comme l’âge, la gravité de la maladie et l’asthme allergique. Ils ont aussi constaté qu’un faible taux de deux classes d’anticorps – les immunoglobulines M et G3 – en fait également partie.

Les scientifiques ont établi un modèle qui permet de calculer le risque de covid long et l’ont vérifié sur un groupe de 395 personnes testées positives. Cela ouvre selon eux des possibilités d’identification précoce des patients à risque et de traitements ciblés, en particulier l’administration de certaines immunoglobulines ou de médicaments immunomodulateurs. L’avantage de la méthode – qui a été mise en ligne à disposition des médecins – est notamment que le test du taux d’immunoglobulines est simple et bon marché. La meilleure protection contre le covid long reste néanmoins toujours la vaccination, a souligné l’hôpital universitaire zurichois mardi dans un communiqué.


■ 36 658 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

La Suisse compte mardi 36 658 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 12 décès supplémentaires et 121 malades ont été hospitalisés.

639 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 25,30% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 73,80%. Le variant Omicron représente 88,5% des cas de coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires sur sept jours, avec un délai de deux semaines environ.

Au total, 68,13% des Suisses ont déjà reçu deux doses de vaccin. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans, la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 77,51%, indique l’OFSP. Par ailleurs, 73,07% des personnes âgées de 65 ans et plus et 37,73% de la population ont déjà reçu une dose de rappel.


■ Ecrasante majorité de non vaccinés aux soins intensifs

Les patients qui finissent aux soins intensifs malgré la vaccination contre le coronavirus connaissent des évolutions moins graves que les non vaccinés, même s’ils sont en moyenne plus âgés et plus à risque, selon une étude zurichoise. Les non vaccinés constituent une majorité écrasante.

L’équipe de Matthias Hilty, à l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ), a analysé les données du registre RISC-19-ICU qui recense les malades du Covid-19 se retrouvant dans un état critique aux soins intensifs. Un total de 964 patients a été inclus dans l’étude. Le laps de temps étudié va du début de la campagne de vaccination jusqu’en septembre 2021. Résultats: parmi ces patients, 33 étaient complètement vaccinés avec un des vaccins à ARNm autorisés en Suisse. Les 931 autres n’étaient pas vaccinés, selon ces travaux publiés dans la revue Intensive Care Medicine.

De surcroît, les patients vaccinés étaient des personnes gravement malades et à haut risque, avec plusieurs comorbidités et, en moyenne, sept ans plus âgées que les non vaccinés. Nombre d’entre elles étaient sous traitement immunosuppresseur. Or ces patients ont eu moins de problèmes respiratoires et de complications que les non vaccinés, et ils ont nécessité moins souvent un recours au respirateur artificiel. La durée de leur séjour aux soins intensifs, pour ceux qui ont survécu, a été de six jours plus brève en moyenne. Selon les auteurs, ces données indiquent clairement que la vaccination protège bien et que les personnes à risque en particulier en tirent un énorme avantage. Les nouveaux variants n’ont pas changé la donne dans ce domaine, selon un communiqué de l’USZ publié mardi.


■ Vaud étend son offre de tests

Le canton de Vaud annonce mardi que la capacité du centre de tests de dépistage contre le Covid-19 à Beaulieu est augmentée. Cette mesure est liée à la forte demande de tests PCR due au variant Omicron. Pour éviter les files d’attente devant le site de Beaulieu à Lausanne, le canton de Vaud a décidé d’augmenter le nombre de plages horaires disponibles pour les personnes présentant des symptômes. Ces dernières pourront également se faire tester sans rendez-vous lors de créneaux précis disponibles sur le site du canton comme le précise le communiqué.

À ce jour, seuls les adultes et les enfants symptomatiques peuvent se faire tester à Beaulieu. Il existe néanmoins une exception pour les voyages professionnels et le personnel essentiel. Cette extension de l’offre des tests tombe au lendemain de l’annonce du canton sur la fermeture de trois centres de vaccination d’ici au début du mois de février (Beaulieu, Aigle et Gland).


■ L’économie tient plutôt bien le choc de la vague Omicron

Malgré des problèmes de personnel et de livraisons, l’économie supporte plutôt bien le choc de la vague Omicron, notamment pour ce qui est du chiffre d’affaires, a indiqué mardi devant la presse Jan-Egbert Sturm, vice-président de la Task Force scientifique Covid-19 de la Confédération. La prudence reste toutefois de mise avant d’alléger les mesures. Entre 30% et 45% des entreprises font état de problèmes de personnel, a-t-il ajouté, avec 9% d’absentéisme en moyenne la semaine dernière, en hausse de 3 points de pourcent par rapport au 8 janvier. Les problèmes de livraisons sont toutefois jugés plus sérieux.

La gastronomie est à la peine, avec 20% d’établissements qui se disent menacés dans leur existence en janvier. Tous secteurs confondus, la situation est cependant moins grave que lors de la deuxième vague de la pandémie. Au niveau du chiffre d’affaires, seulement 8% des entreprises signalent une baisse, de 1% en moyenne. Pour le professeur d’économie de l’EPF de Zurich, il s’agit toutefois de faire attention à d’éventuels effets de seuil si la situation devait s’aggraver du côté des pénuries de personnel.

Enfin, l’utilité des quarantaines et isolements a diminué dans le contexte actuel de forte incidence et contagiosité, et les supprimer pourrait améliorer la situation des entreprises, selon la Task Force. Il s’agit toutefois de rester prudents tant que la crête de la vague Omicron n’est pas passée.


■ Respecter les quarantaines

Urs Karrer appelle les personnes qui ont des symptômes à rester en isolement, même si la période de quarantaine est réduite. Plus le nombre de cas non déclarés est élevé, plus il est important de s’isoler, insiste-t-il. Face aux appels des milieux économiques à une levée des mesures, Urs Karrer a rappelé que le «pic de cette vague» n’a pas encore été atteint. «Si les mesures étaient levées trop tôt, cela entraînerait de graves conséquences pour la santé de la population.» Quant à la «Journée de liberté» revendiquée par les milieux économiques, il ne serait «pas sage de lever les mesures du jour au lendemain».

Urs Karrer s’est également exprimé sur le nouveau sous-variant d’Omicron qui vient de faire son apparition. Celui-ci a été détecté dix fois en Suisse jusqu’à présent, avec une proportion croissante. Selon lui, tout porte à croire que cette variante se propage encore plus rapidement qu’Omicron. Il n’y a toutefois pas d’indices d’une évolution plus grave. «On suppose que l’immunité protège également contre le sous-variant», a avancé le spécialiste. Avant de renouveler un appel à la vaccination.


■ Une personne sur dix contaminée ces dernières semaines

«Environ une personne sur dix a contracté le Covid ces dernières semaines en Suisse», a estimé Urs Karrer, vice-président de la taskforce scientifique de la Confédération mardi devant la presse à Berne. Les nouvelles infections se concentrent actuellement surtout chez les enfants de moins de 10 ans. La semaine dernière, 203 000 personnes ont été testées positives au coronavirus. Si l’on tient compte des cas non recensés, d’un facteur 3 à 4, 700 000 à 950 000 personnes auraient été infectées par Omicron.

La circulation du virus est actuellement la plus élevée de toute l’histoire de la pandémie, a déclaré le médecin-chef en infectiologie et hygiène hospitalière à l’hôpital cantonal de Winterthour. Selon le spécialiste, le pic des contaminations Omicron pourrait être atteint dans les prochains jours ou semaines. Durant ce laps de temps, les admissions à l’hôpital vont augmenter. Les chiffres continuent d’augmenter, mais la forte hausse s’est ralentie, a déclaré l’infectiologue. La valeur R est passée de 1,6 à la fin décembre à 1,2 actuellement. Soit parce que le pic des contaminations a été atteint, ou le sera dans les prochains jours ou semaines, «soit parce que les limites de détection par les tests ont été dépassées».


■ Le sommet de la vague Omicron n’est pas encore atteint

La Suisse reste l’un des pays avec le taux d’incidence Covid-19 le plus élevé en Europe, selon Patrick Mathys, de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Il est donc trop tôt pour lever les mesures de protection. Presque 42 000 cas positifs ont été enregistrés le 17 janvier, c’est la valeur la plus élevée depuis le début de la pandémie, a poursuivi mardi devant la presse le chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l’OFSP. Au vu du taux de positivité élevé, on suppose que 100 000 personnes s’infectent en réalité chaque jour en Suisse.

Avec presque 90%, Omicron est le variant dominant presque partout en Suisse. Ce variant a quasiment évincé Delta, mais celui-ci continue de circuler. Les patients dans les hôpitaux sont d’ailleurs davantage atteints du variant Delta, puisque le déroulement de la maladie avec Omicron est plus bénin. On a pu éviter jusqu’ici une surcharge des hôpitaux, «mais il est trop tôt pour se montrer euphorique et opérer un relâchement des mesures», a souligné Patrick Mathys.

Il n’est pas encore clair pourquoi, en Suisse, contrairement à d’autres pays européens, le nombre d’admissions à l’hôpital s’est presque complètement dissocié de celui des nouvelles infections. Mais on ignore si la situation dans les hôpitaux va se détériorer au cas où Omicron toucherait davantage la population plus âgée.

Le sommet de la vague n’est pas encore atteint, averti Patrick Mathys. Mais si tout le monde fournit un effort, on pourra la surmonter, notamment en se vaccinant et en recourant au «booster». La vaccination des enfants reste recommandée, «nous ne savons pas ce qui vient encore». Le vaccin empêche les déroulements graves de la maladie, a-t-il rappelé.

Pour regarder la conférence de presse de l’OFSP:


■ Les 27 pays de l’UE se mettent d’accord pour ne pas imposer de tests aux vaccinés

Les Vingt-Sept ont convenu ce mardi de mieux coordonner les règles applicables aux déplacements au sein de l’Union européenne et de ne pas imposer de restrictions aux détenteurs d’un certificat sanitaire européen. Plusieurs pays, dont l’Italie, exigent que les voyageurs, même vaccinés ou guéris du Covid, présentent des tests négatifs pour entrer sur leur territoire.

Les voyageurs en possession d’un certificat covid numérique de l’UE en cours de validité ne devraient pas être soumis à des restrictions supplémentaires à la libre circulation», indique le Conseil de l’UE dans un communiqué.

Lors d’une réunion à Bruxelles, les ministres des Affaires européennes ont adopté une nouvelle recommandation – un acte non contraignant juridiquement – pour coordonner leurs mesures en matière de libre circulation. Une réponse à l’augmentation significative de la couverture vaccinale [près de 70% de la population européenne est pleinement vaccinée, selon l’agence de santé ECDC] et au déploiement du certificat covid numérique de l’UE, attestant d’un vaccin, d’un test ou d’un rétablissement après une infection de moins de six mois.

La Commission européenne appelle les Etats membres à «mettre en application sans délai les règles agréées.» Cette recommandation entrera en vigueur le 1er février, de même que la mesure fixant à neuf mois la durée de validité des certificats de vaccination, faute d’une dose de rappel, pour les voyages dans l’Union.


■ Pfizer et BioNTech débutent l’essai clinique d’un vaccin contre Omicron

L’alliance Pfizer-BioNTech commence le recrutement de 1420 personnes âgées de 18 à 55 ans pour son essai clinique. Celui-ci vise à tester la sécurité et la réponse immunitaire de leur nouveau vaccin contre le Covid-19 et en particulier contre le variant Omicron. «Nous reconnaissons l’importance d’être prêt dans le cas où la protection [des doses de rappel du vaccin original] diminuerait avec le temps, et d’aider à faire face à Omicron et d’autres variants dans le futur», indique dans un communiqué la responsable des vaccins chez Pfizer, Kathrin Jansen.

Les participants à cet essai clinique sont divisés en trois groupes. Le premier inclut des personnes qui ont reçu deux doses du vaccin Pfizer-BioNTech dans les 90 à 180 jours précédents et qui recevront une ou deux injections du nouveau sérum testé. Le second est composé d’individus qui ont reçu leur 3e dose, ou rappel, dans cette même période et qui recevront soit une nouvelle dose du vaccin initial, soit une dose du vaccin conçu contre Omicron. Le troisième comporte des personnes qui n’ont reçu aucun vaccin et qui recevront trois doses de celui qui vise spécifiquement Omicron.

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Le vaccin initial développé par Pfizer et BioNTech avait été le premier autorisé dans les pays occidentaux, en décembre 2020. Sa conception, basée sur la technologie de l’ARN messager, lui permet d’être relativement facile à modifier et mettre à jour pour suivre l’évolution des mutations spécifiques aux nouveaux variants.


■ En France, 9 millions de personnes risquent de perdre leur pass vaccinal le 15 février

Neuf millions de Français pourraient perdre leur pass vaccinal le 15 février prochain s’ils n’ont pas effectué leur dose de rappel d’ici là, alerte sur LCI ce mardi le ministre de la santé Olivier Véran.

Allez prendre rendez-vous, il y a des millions de créneaux disponibles, n’attendez pas le dernier moment», a-t-il dit.

Le pass vaccinal sera maintenu «tant qu’une menace pèsera sur les hôpitaux», qui comptaient encore 3776 patients en réanimation lundi soir, un chiffre en très légère baisse depuis quelques jours. Pour une levée, il faut que les chiffres des hospitalisations (dont les réanimations) soient «compatibles avec un fonctionnement normal des hôpitaux», sans reprogrammations d’opérations comme c’est actuellement le cas, précise le ministre.


■ InstaDeep lève 100 millions de dollars

La start-up spécialisée dans l’intelligence artificielle InstaDeep a annoncé ce mardi avoir levé 100 millions de dollars au cours d’un tour de table, qui comptait notamment le laboratoire allemand BioNTech, Google et Deutsche Bahn.

L’intelligence artificielle décisionnelle «va au-delà de la reconnaissance de formes, afin de contribuer à la prise de décision» dans des secteurs tels que les biotechnologies, la logistique, les transports ou l’électronique, précise l’entreprise dans un communiqué. Mi-janvier, ce système testé avec succès avec BioNTech «a identifié 90% des variants mis sous surveillance par l’OMS, en moyenne deux mois avant leur signalement» et a aussi, lors de tests, «détecté Omicron comme un variant à haut risque le jour même de la publication de sa séquence génétique», assure l’entreprise.

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Fondée en 2014, l’entreprise dispose de bureaux à Paris, Tunis, Lagos, Dubaï et Le Cap et compte 170 salariés. Basée à Londres, elle compte étendre sa présence géographique, notamment aux Etats-Unis où elle prévoit de se déployer en 2022.


■ Fêtes à Downing Street: une enquête policière est ouverte

La police britannique a annoncé ce mardi enquêter sur plusieurs fêtes organisées à Downing Street et au sein de la haute administration pendant les confinements. Celles-ci ont été à l’origine d’une grave crise menaçant le Premier ministre Boris Johnson.

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«Je peux confirmer que la Metropolitan Police enquête actuellement sur un certain nombre d’événements qui se sont déroulés à Downing Street et à Whitehall au cours des deux dernières années, en relation avec des violations potentielles des règles liées au Covid-19», a ainsi déclaré la cheffe de la Met, Cressida Dick, lors d’une audition devant des élus de la capitale

La Met était critiquée pour avoir tardé à réagir aux révélations qui se succèdent ces dernières semaines sur des garden parties, pots de départ ou fête d’anniversaire tenues au plus haut du pouvoir pendant que les Britanniques devaient restreindre drastiquement leurs contacts.

Dernière révélation en date: lundi soir, la chaîne de télévision ITV a affirmé que Boris Johnson avait fêté son anniversaire en présence de proches et collaborateurs le 19 juin 2020 après-midi, lors du premier confinement. Jusqu’à 30 personnes y auraient participé, dont l’architecte d’intérieur Lulu Lytle, chargée d’effectuer la coûteuse rénovation de l’appartement de Boris Johnson à Downing Street, au financement controversé.


■ Jean-François Delfraissy s’attend à une baisse des hospitalisations et des cas en mars

Le président du Conseil scientifique français, Jean-François Delfraissy estime qu’il y a un «avant et un après Omicron.» En effet, «c’est un virus plus transmissible mais nettement moins sévère, souligne-t-il sur France Info ce matin. Selon le président de l’organisme qui conseille le gouvernement face à la crise sanitaire, une «baisse progressive très lente des hospitalisations» sera perceptible dès la mi-mars et le nombre de contaminations «va doucement finir par baisser, avec une hétérogénéité selon les régions.»

Interrogé sur la situation du Danemark, où le nombre de contaminations est reparti à la hausse, peut-être à cause de la diffusion d’un sous-variant d’Omicron, appelé BA.2, M. Jean-François Delfraissy s’est montré prudent: «Si ce petit-cousin d’Omicron prend le pouvoir, ça veut dire qu’il est plus transmissible. La question posée va être [celle de] sa sévérité».


■ Conférence de presse ce matin en vue d’une levée immédiate des restrictions liée au coronavirus

Les milieux économiques et une partie de la droite se réunissent ce mardi matin pour relancer leur appel en vue d’une levée de toutes les restrictions liées au coronavirus. Cet appel sera prononcé lors d’une conférence commune de l’USAM, la Fédération suisse des centres fitness et de santé, GastroSuisse ainsi que des représentants de l’UDC, du PLR et du Centre. Malgré le nombre élevé de cas, ils estiment que le certificat, l’obligation de télétravail et les quarantaines ne servent plus à rien.

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  • Le fait que le Conseil fédéral ait prolongé le régime du certificat, l’obligation de télétravail, les quarantaines et l’isolement est «sans commune mesure», estime Hans-Ulrich Bigler, directeur de l’Union suisse des arts et métiers (USAM), la faîtière des PME . Selon lui, chaque entreprise qui le pouvait a depuis longtemps pris des mesures individuelles en matière de télétravail. Mais dans certaines branches, cela n’est juste pas possible.

  • Hans-Ulrich Bigler poursuit: «Chaque employé qui n’est pas à sa place de travail ne mange plus à sa pause de midi dans le restaurant du coin. Près de 70% des restaurants sont actuellement déficitaires.» Dans la restauration justement, le certificat «n’empêche plus les contaminations puisque les gens se contaminent, et ce partout, avec ou sans», pointe son président Casimir Platzer.

  • Près de 10 à 12% des établissements sportifs ont fait faillite ou ont été repris par des grandes chaînes, a rappelé de son côté Claude Ammann, président de la Fédération suisse des fitness et centres de santé. Des pertes de 40 à 60% sur les chiffres d’affaires sont constatées sur les deux dernières années, mettant en danger de nombreuses entreprises. Le port du masque, actuellement obligatoire, peut de plus être mauvais pour la santé lors d’efforts physiques. Même l’OMS l’a reconnu, souligne Claude Ammann.

  • L’industrie des foires et des expositions souffre aussi, relate Christoph Kamber, président d’Expo Event, faîtière de la branche. Désormais, les dommages causés par une prolongation des mesures sont bien plus graves que les bénéfices. Les branches concernées doivent être indemnisées rapidement et de la manière la moins bureaucratique possible par le programme de cas de rigueur 2022.

■ Christophe Darbellay testé positif

Le conseiller d’Etat et chef du Département de l’économie et de la formation du Valais a été testé positif au coronavirus et se trouve actuellement en isolement, indique un communiqué du canton, ce mardi matin. Son état de santé est bon et il continue à diriger son département en télétravaillant. Conformément aux consignes de l’Office fédéral de la santé publique, ses collègues du gouvernement ne sont pas en quarantaine.


■ L’OMS optimiste et prudente

Il est possible de mettre fin à la phase aiguë de la pandémie cette année, a affirmé lundi le chef de l’OMS. Tedros Adhanom Ghebreyesus a néanmoins averti qu'«il est dangereux de supposer que (le variant très contagieux) Omicron sera le dernier variant ou de parler de fin de partie», car les conditions sont «idéales» actuellement dans le monde pour que d’autres variants émergent.

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Le potentiel d’un variant «plus transmissible et plus mortel» est «très réel», selon lui. Le chef de l’OMS demande inlassablement depuis des semaines aux Etats membres d’accélérer la distribution de vaccins dans les pays pauvres, avec pour objectif de parvenir à vacciner 70% de la population de chaque pays mi-2022.

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