La Suisse ne représentera pas Thomas Greminger au poste de secrétaire général de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Estimant que cette décision devrait faciliter l’émergence d’un consensus pour l'élection de quatre postes clefs de l'institution, qui traverse une crise, elle ne présentera dès lors aucun candidat.

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) indique samedi dans un communiqué (non mis en ligne) s'être pleinement engagé en faveur d'une nouvelle candidature de Thomas Greminger. En juillet dernier, les ambassadeurs de l'organisation n'étaient pas parvenus à un consensus dans les nominations pour quatre postes clefs de l'OSCE.

En juillet: Thomas Greminger: «J’ai fait attention de ne pas être plus à Moscou qu’à Washington»

Un effet de cascade

La réunion avait pour but de prolonger les mandats de Thomas Greminger, de la directrice du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme Ingibjörg Solrun Gisladottir, du haut-commissaire aux minorités Lamberto Zannier et du représentant pour la liberté des médias, le socialiste français, Harlem Désir.

L'Azerbaïdjan aurait refusé la prolongation du mandat de M. Désir. En réaction à ce blocage, la France, le Canada, la Norvège et l'Islande se seraient opposés à une prolongation du mandat de Thomas Greminger.

Lire aussi: Thomas Greminger, victime collatérale du duel Est-Ouest

De nouvelles bases

Depuis, le conseiller fédéral Ignazio Cassis a mené une série d’entretiens avec ses homologues. Parallèlement, de nombreux entretiens et démarches ont été assurés à plusieurs niveaux. Plusieurs pays ont exprimé la volonté de partir sur de nouvelles bases, en souhaitant ainsi de nouveaux noms dans la composition d’un futur paquet, résume le DFAE.

Lire enfin: Ignazio Cassis: «La Suisse doit montrer au monde qu’elle croit encore fermement au droit international humanitaire»

Une nouvelle procédure de sélection s'ouvre désormais. Elle est fondée sur le principe du consensus parmi les Etats participants de l'OSCE et sera guidée par les critères de la compétence, de la répartition géographique et de l’égalité des genres.

Selon le DFAE, le bilan positif du travail de Thomas Greminger durant trois ans à la tête de l’OSCE est largement reconnu. Il a contribué à développer et renforcer les partenariats avec d’autres organisations internationales, soigné une culture du dialogue orienté vers des résultats concrets et lancé des réformes pour que l’organisation soit mieux adaptée aux besoins actuels.