La Suisse a décidé de rappeler à Berne son ambassadeur à Damas pour des consultations, selon un communiqué publié jeudi par le Ministère des affaires étrangères. «Le comportement inacceptable des forces de sécurité syriennes a amené le DFAE (Ministère des affaires étrangères) à rappeler à Berne pour consultations l’ambassadeur de Suisse en poste à Damas», indique le communiqué.

La Suisse rappelle encore qu’elle a, «à plusieurs reprises déjà, publiquement appelé les autorités à respecter les droits fondamentaux».

Berne indique encore «déplorer particulièrement le grand nombre de morts et de blessés, et présente ses sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes».

Enfin, le ministère «appelle les autorités syriennes à mettre immédiatement fin à la répression et à respecter les droits fondamentaux de la population en Syrie, dont le droit à la vie, l’interdiction de la torture, ainsi que la liberté d’opinion et de réunion».

Berne précise cependant que le rappel de l’ambassadeur, qui est «un signal fort à Damas», «n’équivaut toutefois pas à une rupture des relations diplomatiques. L’ambassade de Suisse à Damas demeure ouverte et pleinement opérationnelle.»

La Suisse s’est alignée le 18 mai dernier sur les sanctions imposées par l’UE à la Syrie. Mercredi, elle a ajouté 12 noms sur la liste des personnes dont les avoirs ont été gelés, et interdits de visa.

Berne a déjà bloqué des avoirs d’un montant de 27 millions de francs (21,9 millions d’euros) appartenant au président Bachar el-Assad et à 22 autres personnes.

Mais mercredi, la liste a été allongée, et Berne a ajouté le nom du cousin du président et chef de la sécurité présidentielle Zoulhima Chaliche ainsi que celui du ministre de la Défense Ali Habib Mahmoud. En outre, la liste contient les noms de quatre sociétés qui financent le régime du président syrien.