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Catherine Barbaroux, présidente en titre de La République en marche.
© ALAIN JOCARD, AFP

France

Notre suivi de la soirée du premier tour des législatives

«La République en marche» dominera largement l'Assemblée, loin devant «Les Républicains» en 1ère force d'opposition. A gauche c'est la berezina au PS, la «France insoumise» perd 6 points par rapport à la présidentielle, et à l'extrême droite le FN aussi vit une douche froide avec près de 7% de pertes depuis la présidentielle. Un cataclysme, un vent nouveau, tandis qu'un Français sur deux n'est pas allé voter

  • Résultats provisoires officiels de 23h: «La République en marche», émanation du mouvement «En Marche !», obtiendrait entre 32 et 32,9% des suffrages, loin devant le parti de droite «Les Républicains» (20,9 à 21,2%) et le Front national (13,1 à 13,9%), qui vit une véritable douche froide. «La France insoumise» de Jean-Luc Mélenchon recueillerait entre 10,9 et 11 % des suffrages  et le PS tomberait entre 9 et 10% 
  • LREM obtiendrait entre 400 et 455 sièges à l'Assembler, du jamais vu 
  • La sanction est cinglante pour le PS, dont plusieurs ténors sont éjectés, dont le patron Jean-Christophe Cambadelis et l'ex candidat à la présidentielle Benoît Hamon
  • L'abstention a atteint 51,2 % au niveau national, un record historique

C'est la fin de ce direct, merci de nous avoir suivis. Rendez-vous très tôt demain matin pour vivre le 1er jour de cet entre-deux tours inédit, avec un renouvellement de l'Assemblée nationale française pas vu avec cette ampleur depuis 1981. 

■ 23h00. L'hécatombe au PS

Tout un symbole: Jean-Christophe Cambadélis, le patron du PS, ne participera pas au 2e tour de sa circonscription, dans le XIXe arrondissement de Paris. Le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon est aussi éjecté dès le 1er tour à Trappes, en grande banlieue parisienne.

L'ex ministre de la Culture socialiste Aurélie Filippetti est elle aussi éliminée dès le premier tour des élections législatives en Moselle (est), où elle n'obtient que 11,80 % des voix, moins de la moitié du score du candidat LRM, Belkhir Belhaddad (28,03 %), loin derrière la candidate FN, Laurence Burg (18,30 %).

Elisabeth Guigoux, présidente de la Commission des Affaires étrangères, est aussi éliminée. Comme les ex ministres Matthias Fekl, François Lamy, Christian Eckert...  

Echappent à la berezina l'ex ministre de la Santé Marisol Touraine, contre qui LREM n'avait pas dépêché d'adversaire, et  Stéphane Le Foll. A Villerubanne, Najat Vallaud-Belkacem est en position difficile, derrière le candidat macronien Patrick Bonnell. Quant à Manuel Valls, il arrive «nettement en tête du premier tour dans cinq villes sur six avec 25,5 %» a communiqué l'ancien premier ministre. Le deuxième, la candidate de la France insoumise [Farida Amrani] obtient 17,6 % des voix. 

Lire aussi:  Qui a résisté, ou pas, à La République en Marche?

et notre commentaire: Cette France qui refuse Macron

■ 22h00 La France est de retour!

Le premier ministre Edouard Philippe a commenté les premiers résultats de cette élection peu avant 22h00. «Malgré l’abstention, le message des Français est sans ambiguïté. Pour la troisième fois consécutive, vous avez été des millions à confirmer votre attachement au projet de renouvellement, de rassemblement et de reconquête du président de la République (...) La France est de retour», s’est-il finalement exclamé.

■ 21h45. L'immense défaite de la droite

Le coordonnateur de la campagne présidentielle de François Fillon Bruno Retailleau reconnaît «un échec incontestable pour ma famille politique». La droite, qui espérait priver le nouveau président Macron de majorité, terminerait avec 70 à 130 élus LR et UDI. Dont une partie devrait soutenir la majorité présidentielle.

De son côté Alain Juppé, dont l'actuel premier ministre Edouard Philippe fut un proche, appelle à la mobilisation pour éviter une Assemblée «monochrome»

■ 21h30. Quelques combats notables

A Marseille, le député socialiste sortant Patrick Mennucci annonce qu'il ne participera pas au 2e tour. Ce sont  Jean-Luc Mélenchon («La France Insoumise») et Corinne Versini («La République en marche») qui sont arrivés en tête.

Dans le Gard, le député frontiste Gilbert Collard est au coude-à-coude avec la torera Marie Sara (LREM).

A Amiens, dans la Somme, le journaliste et documentariste («Merci patron») remuant François Ruffin (LFI) se qualifie (en position défavorable) pour le second tour où il affrontera le candidat de la majorité présidentielle, Nicolas Dumont.

■ 20h45. Les ministres actuels renforcés, y compris Richard Ferrand

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, soupçonné de favoritisme dans une affaire immobilière impliquant sa compagne, arrive largement en tête dans sa circonscription du Finistère, avec 33% des voix contre 18% à son adversaire Les Républicains

Bruno Le Maire, transfuge de la droite et ministre de l'Economie, arrive aussi largement en tête dans l'Eure, selon des résultats partiels (45%)

Annick Girardin, ministre des Outre-Mer, arrive aussi en tête à Saint-Pierre et Miquelon.

■ 20h30. Nouvelles projections en sièges

Selon les estimations publiées par Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France:

- La République en marche avec le MoDem  obtiendrait de 390 à 430 sièges
- Les Républicains / UDI / Divers droite, de 85 à 125 sièges
- Parti socialiste / PRG / EELV / divers gauche: de 20 à 35 sièges
- La France insoumise / PCF: de 11 à 21 sièges
- Front national: de 3 à 10 sièges
- Autres: de 7 à 12 sièges

20h00. Victoire confirmée officiellement pour «La République en marche», nouveaux chiffres

Le mouvement lancé par le président Macron obtient entre 29 et 32% des voix au niveau national et est crédité de 390 à 430 sièges à l'Assemblée, une position hégémonique impressionnante.

La République en marche d'Emmanuel Macron arrive largement en tête du premier tour des élections législatives en France, avec 32,2 à 32,9% des voix, devant la droite (20,9 à 21,5%) et le FN, largement distancé (13,1 à 14%), selon les estimations à 20H00 des instituts de sondage.

La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon obtient 11% et le Parti socialiste entre 9 et 10,2%, selon les estimations Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions/Radio France, LCP-Public Sénat, France 24, Kantar Sofres-Onepoint pour TF1/RTL/LCI et Elabe pour BFMTV/RMC.  

■ 19h30. Emmanuel Macron entouré de ses proches à l'Elysée

C'est à l'Elysée, où il a été rejoint par le premier ministre français Edouard Philippe, qu'Emmanuel Macron va passer ce dimanche soir sa première soirée électorale de chef de l'Etat. Plusieurs amis proches, dont l'écrivain Erik Orsenna, l'ont rejoint pour suivre la percée de «La République en marche». Le président français est, ces derniers jours, resté en contact étroit par SMS avec une quinzaine de candidats aux législatives qu'il connaît personnellement. 

19h15. PREMIERS RESULTATS. La République en marche, premier parti de France

Le mouvement lancé voici un an par Emmanuel Macron semble bien parti pour devenir le premier parti de France. Selon trois sondages réalisés ce dimanche lors du premier tour des législatives, «La République en marche» - émanation du mouvement «En Marche !» - obtiendrait entre 29 et 30% des suffrages, loin devant le parti de droite «Les Républicains» (20 à 22%) et le Front national (16 à 18%). «La France insoumise» de Jean-Luc Mélenchon ne recueillerait que 11 à 13 % des suffrages alors que son candidat avait atteint 19,5% au premier tour de la présidentielle. Le PS, qui disposait de la majorité absolue durant le quinquennat écoulé, tomberait lui à 8%, son score le plus bas depuis les élections de 1993.

Lire la suite ici:

 

19h00. Ambiance studieuse au QG de la République en marche

Une trentaine de journalistes dans la salle réservée à la presse écrite au QG parisien de la République en marche. Pour le premier tour des législatives ce dimanche soir, rien à voir avec l'ambiance de fête de la présidentielle. Pas de badauds dans la rue. Une petite affluence journalistique. Peu de presse internationale. Parmi les personnalités présentes, l'écrivain Erik Orsenna, très mobilisé en soutien des candidats macroniens sur les routes de France. Son premier verdict: «Des salles pleines. Beaucoup d'intérêt pour le changement en cours. une vraie dynamique. Mais un public qui, à chaque fois, donne l'impression d'être presque identique. Peu de représentants des classes moyennes et populaires. Attention: la France de la colère nous échappe...»  (Richard Werly)

■ 18h30. Pourquoi les estimations sont difficiles

Les législatives se disputent circonscription par circonscription, et la forte abstention doit être prise en compte par les sondeurs. Comme à l'accoutumée, Le Temps communiquera des estimations lorsqu'elles auront été corroborées par plusieurs instituts. Ces estimations concernent donc la répartition du vote sur l'ensemble du territoire.

Pour rappel, les dernières enquêtes donnaient au mouvement du président, La République en marche!, 30% des intentions de vote devant le parti de droite Les Républicains (20%) et le Front national (extrême droite, 18%), en difficulté après l'échec de sa dirigeante Marine Le Pen face à Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle de mai. La France insoumise, le mouvement du tribun de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, obtiendrait 12,5%, loin devant le Parti socialiste de l'ancien président François Hollande (8%).

■ 18h00. Fermeture de la majorité des bureaux de vote

Dans les grandes villes le vote continue jusque 20h00.

■ 17h00. Une participation historiquement faible

Est-ce le beau temps, la finale à Roland-Garros, de la fatigue électorale, voire de la résignation? Seuls 40,75% d'électeurs avaient pris la peine de se rendre dans un bureau de vote dimanche à 17h00, selon le Ministère de l'intérieur, une participation en forte baisse, de près de huit points, par rapport au scrutin de 2012 à la même heure (48,31%). Si la tendance est confirmée, il pourrait s'agir du plus bas taux pour un premier tour des législatives depuis... 1958. Selon l'institut Ipsos-Sopra Steria l'abstention pourrait atteindre 50,5 %.

Or plus l'abstention sera forte, plus il sera difficile d'éviter de disputer un second tour dans une semaine: il faut réunir à la fois la moitié des suffrages exprimés et le soutien d'au moins 25% des inscrits pour échapper au ballottage. Au deuxième tour, seule la majorité relative est requise, et font la course les seuls deux premiers candidats classés. Autrement dit, l'abstention élevée devrait réduire le nombre d'élections triangulaires.

Cette abstention massive qui devrait aussi évidemment être pris en compte par le président et le futur gouvernement, dont la légitimité pourrait souffrir.

Selon les derniers sondages, entre ras-de-marée voire tsunami, le nouveau président centriste Emmanuel Macron pourrait obtenir une très large majorité à l'issue du second tour du scrutin le 18 juin, pour réaliser les réformes qu'il a promises.

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