France

Les suspects de Strasbourg et Marseille étaient téléguidés par l'EI

Les membres du groupe arrêté à Strasbourg et Marseille et soupçonné de projeter un attentat en région parisienne début décembre étaient en contact avec un «donneur d'ordre dans la zone irako-syrienne»

Les membres d’un groupe soupçonné d'avoir voulu commettre un attentat le 1er décembre en région parisienne avaient fait «allégeance» au groupe Etat islamique (EI) et étaient en contact avec un «donneur d'ordre dans la zone irako-syrienne», a déclaré vendredi le procureur de la République de Paris.

Un attentat, «envisagé de longue date», a été déjoué le week-end dernier en France, avec l'arrestation de sept hommes à Strasbourg (est) et Marseille (sud-est), avait annoncé lundi le gouvernement. Deux d'entre eux, arrêtés à Marseille, ont été relâchés.

Les cinq autres, quatre Français et un Marocain, ont été présentés vendredi à la justice en vue d'une inculpation par des juges antiterroristes, a déclaré le procureur François Molins au cours d'une conférence de presse.

Lire: Un «nouvel attentat déjoué» après sept interpellations en France

Allégeance à l'EI

Selon lui, des «éléments saisis à Strasbourg» par les enquêteurs ont «permis de découvrir des écrits très clairs d'allégeance à Daech (acronyme arabe de l'Etat islamique, ndlr) et glorifiant la mort en martyr».

«Le commando de Strasbourg, mais aussi l'individu interpellé à Marseille, disposaient d'instructions communes (...) communiquées par un donneur d'ordre depuis la zone irako-syrienne par le biais d'applications cryptées», a-t-il ajouté.

L'exploitation des éléments recueillis lors de ces saisies a «permis d'établir qu'une action était envisagée par le groupe strasbourgeois le 1er décembre sans qu'on puisse toutefois déterminer à ce stade la cible précise choisie parmi toutes celles que le groupe envisageait», a affirmé le procureur.

«Une dizaine de sites» ont fait l'objet de recherches internet par des membres de la cellule et auraient pu constituer des cibles potentielles, avait auparavant indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête.

Parmi elles, le siège de la police judiciaire en plein Paris, le marché de Noël des Champs-Élysées, le parc d'attraction Disneyland Paris situé en région parisienne, des terrasses de cafés dans le nord-est de la capitale, une station de métro parisien et plusieurs lieux de culte.

La France a déjà été ensanglantée par une série d'attaques jihadistes, qui ont fait 238 morts depuis janvier 2015. La plupart de ces attentats ont été revendiqués par le groupe EI.

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