Bachar el-Assad, le président syrien, peut se frotter les mains. Non seulement les bombardements qu’effectue son armée ne produisent plus la moindre réaction internationale, mais les signes qui annoncent son retour diplomatique dans les enceintes internationales se multiplient: la Jordanie voisine est désormais décidée à se rapprocher de ce régime voué aux gémonies jusqu’à il y a peu; la ligue arabe lui fait désormais, elle aussi, les yeux doux; en délivrant du pétrole iranien au Liban, la Syrie est apparue comme le «sauveur» de son petit voisin. Même à Genève, où reprennent des discussions sur la Syrie après des mois d’interruption, on salue les «efforts» du régime syrien. «He’s back», «il est de retour», annonçait en une un hebdomadaire américain, constatant le «triomphe» du président syrien.