Un éclair… puis l’explosion, les fumées et la poussière montent en volutes. La bombe est tombée à 500 mètres des combattants kurdes. Le territoire envahi par les militaires turcs et leurs supplétifs, des milices islamistes, se trouve de l’autre côté de la ligne de front. Il constitue une bande de 30 kilomètres de large à l’intérieur de la Syrie qui longe la frontière sur 140 kilomètres. La grande majorité des habitants ont fui, abandonnant tous leurs biens.

Jeudi 7 novembre, lors d’une conférence de presse conjointe avec le premier ministre hongrois, Viktor Orban, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a appelé la communauté internationale à participer au financement de la construction de nouvelles villes dans la zone dont il s’est emparé pour y rapatrier les réfugiés syriens qui se trouvent en Turquie.